Projets

PROJET VIH/SIDA A NDHIWA

Le VIH/sida est un problème majeur au Kenya. Pour tenter de répondre à cette endémie, Epicentre/MSF a conduit en 2012 une enquête sur la population de Ndhiwa, dans la région de Nyanza. Il a été découvert que la prévalence chez les adultes était de 24,1% et que l’incidence de la pathologie dans le pays était l’une des plus importantes dans le monde, atteignant les 2%. En outre, deux nouvelles personnes sur cent sont diagnostiquées séropositives par an.

Une nouvelle étude Epicentre, réalisée entre décembre 2014 et mars 2015 dans l’hôpital de référence pour adultes de Homa Bay, a révélé que le VIH/sida représentait près d’un tiers des admissions d’adultes et 55% des décès. Le plus inquiétant étant que 50% des patients atteints du sida étaient d’anciens patients dont le traitement avait échoué.

Face à ce constat, un projet a été ouvert en 2014 dans le comté de Ndhiwa afin de contrôler l’épidémie, de diminuer l’incidence et de réduire la mortalité dans le service de médecine interne de l’hôpital de Homa Bay.

En collaboration avec le ministère de la Santé et les communautés, MSF procède à des activités de dépistage, à la circoncision médicale masculine volontaire, la prévention sur les risques de transmission de mère à enfant, un suivi des cohortes sous antirétroviraux ainsi qu’à des soins secondaires pour les patients séropositifs.

En 2016, 19 700 personnes ont été dépistées et près de 14 500 personnes ont été mises sous antirétroviraux à Ndhiwa. Par ailleurs, plus de 4300 personnes ont été admises dans le centre de Ndhiwa soutenu par MSF et à l’hôpital de Homa Bay. 

PROJET DANS LE QUARTIER DE MATHARE, NAIROBI

Présent depuis 1996 dans le bidonville de Mathare, c’est en 2001 que MSF y installe un projet VIH/sida. En 2005, le programme est agrémenté d’un volet de traitement de la tuberculose et le premier cas de tuberculose multi-résistante (TB-MDR) est diagnostiqué dans le pays. En 2016, MSF a compté 12 nouveaux patients atteints de TB-MDR, avec 4 qui ont été placés sous un nouveau traitement. 

En 2008, suite aux violences post-électorales, un programme de traitement des violences sexuelles est initié.

En 2013, au regard de l’amélioration de la couverture des soins du VIH/sida à Nairobi, le projet est transféré à la AIDS Healthcare foundation. La même année, MSF a conduit deux évaluations à Nairobi, relatives à l’accès général de la population aux soins ainsi qu’aux soins pour les victimes de violences sexuelles. Les résultats ont donné de nouvelles orientations au projet, dans le sens d’une collaboration étroite avec le ministère de la Santé.

En décembre 2014 est mis en place un programme de réponse d’urgence pour les populations de Mathare et Eastleigh avec l’installation d’un centre d’appels, des ambulances et un soutien au département des urgences de l’hôpital Mama Lucy Kibaki. MSF contribue à  l’organisation du triage et du flux de patients via des formations et du mentorat du personnel.

De nouveaux cas de TB-MDR sont diagnostiqués dans la région de Kamukunji. De ce fait, un soutien est apporté à une structure du ministère de la Santé dans le traitement de la pathologie en mars 2015.

En juin 2015, MSF décide de soutenir trois structures du ministère de la Santé engagées dans l’accès aux soins des personnes victimes de violences sexuelles, dans l’optique d’élargir cet accès.

Par ailleurs, MSF continue de fournir des services dans sa clinique traitant les violences sexuelles en mettant l’accent sur les enfants âgés de moins de 12 ans. MSF y développe, en collaboration avec le comté de Nairobi, le Ministère de la Santé un modèle intégré de soins infirmiers dans deux structures. Près de 2080 nouveaux cas ont été comptabilisés sur l'année 2016.