Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?
Depuis 1991, Dadaab accueille des réfugiés et des demandeurs d’asile. En 2026, le complexe compte 420 058 personnes réparties dans six camps, dont 96,8 % sont originaires de Somalie (HCR, 2026). Elles ont fui leur pays pour échapper aux violences liées à la guerre civile, aux conséquences des crises climatiques, notamment les sécheresses et les inondations, ainsi qu’aux famines récurrentes.
MSF intervient dans le camp de Dagahaley, qui accueille environ 105 000 personnes. En 2025, les coupes budgétaires dans l’aide internationale ont aggravé la situation humanitaire déjà critique, fragilisant davantage l’accès aux soins et à l’aide essentielle dans ce complexe de réfugiés.
L’action de MSF : assurer la continuité des soins face à des besoins humanitaires persistants
Les équipes de MSF travaillent dans un hôpital d’une centaine de lits et deux dispensaires du camp de Dagahaley. Elles assurent des soins de santé primaire et mentale, chirurgicaux, obstétricaux et nutritionnels, ainsi que la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida ou atteintes de tuberculose. Chaque année, elles réalisent plus de 100 000 consultations ambulatoires et hospitalisent près de 10 000 personnes. En 2018, elles avaient notamment réalisé 175 000 consultations ambulatoires.
En mai 2016, le gouvernement kenyan a annoncé son intention de fermer les camps de Dadaab, invoquant des raisons économiques, environnementales et sécuritaires. MSF s’est opposée à cette décision et a appelé à la mise en place de solutions alternatives pour les réfugiés.
En 2025, MSF poursuit son intervention à Dagahaley. Les équipes dispensent des soins de santé généraux, orientent les patients vers des spécialistes et interviennent dans les postes de santé. Elles mènent également des actions de proximité pour faciliter l’accès aux soins.