Ebola : MSF répond à l'épidémie dans l'ouest de l'Ouganda

Un spécialiste MSF, explique comment revêtir un équipement personnel de protection de façon à être protégé du virus Ebola. 2018. République démocratique du Congo. 
Un spécialiste MSF explique comment revêtir un équipement personnel de protection de façon à être protégé du virus Ebola. 2018. République démocratique du Congo.  ©Alexis Huguet

Une équipe médicale et logistique de Médecins Sans Frontières (MSF) est actuellement présente dans le district de Kasese en Ouganda, où trois cas d’Ebola ont été déclarés depuis le 11 juin, tous membres d’une même famille venant de République démocratique du Congo (RDC). Deux personnes sont décédées, tandis que la troisième et deux autres membres de la famille présentant des symptômes suspects ont été rapatriés en RDC pour y être soignés.

MSF aide les autorités sanitaires ougandaises à prendre en charge les personnes ayant été en contact avec ces cas confirmés. Un suivi attentif est nécessaire pour pouvoir confirmer s’ils sont infectés ou non. MSF se tient également prête à intervenir et à prendre en charge de nouveaux cas éventuels, dans une unité de traitement Ebola de 8 lits. MSF avait participé à son installation dans l'hôpital de Bwera en août 2018. Quatre cas suspects y sont actuellement hospitalisés.

MSF a également contribué à la formation du personnel du ministère de la Santé ougandais en matière de gestion des cas de fièvre hémorragique, notamment lors de la réponse à une épidémie de fièvre de Marburg entre octobre et décembre 2017.

En collaboration avec le ministère de la Santé, MSF travaille à l’amélioration des mesures d'hygiène et de contrôle des infections dans les hôpitaux de Kagando et de Bwera, où les cas confirmés d'Ebola ont été admis pour la première fois, et se tient prête à soutenir l'accès de soins pour les besoins médicaux non liés à Ebola, le cas échéant.

MSF est intervenue pour la première fois en Ouganda en 1980. L'organisation humanitaire y mène actuellement des programmes d'assistance aux réfugiés sud-soudanais dans le nord du pays, ainsi que des programmes à plus long terme dans les districts d'Arua et de Kasese, notamment sur l'accès aux soins de santé pour les populations ayant des besoins spécifiques (adolescents, communautés de pêcheurs, professionnelles du sexe, entre autres).

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