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MSF intervient en soutien des victimes du séisme en Afghanistan

carte des activités de MSF en Afghanistan suite au sésime – juin 2022

Médecins Sans Frontières (MSF) a envoyé des équipes composées de personnel médical et logistique dans les zones les plus touchées par le séisme de magnitude 5.9 qui a frappé les provinces de Khost et Paktika, en Afghanistan, dans la nuit du 21 au 22 juin. On estime que plus de 770 personnes ont été tuées par le tremblement de terre, presque 1 500 ont été blessées, et de centaines de maisons ont été détruites ou endommagées.

À Bermal, dans la province de Paktika, MSF a mis en place une clinique de huit lits où les patients reçoivent des soins en ambulatoire et un soutien de santé mentale ; les cas plus graves sont stabilisés avant d’être orientés vers d'autres structures. Une équipe chirurgicale et une sage-femme ont quitté la maternité gérée par MSF à Khost samedi pour renforcer l'équipe.

« Dans les premiers jours qui suivent un tremblement de terre, les traumatismes tels que les fractures et les blessures sont la plus grande préoccupation, mais aujourd'hui les besoins sanitaires se tournent vers la déshydratation et la diarrhée, causées par le manque d'eau potable », explique José Mas, le coordinateur d'urgence de MSF.

Des dons de fournitures médicales et de tentes ont été remis aux établissements de santé de Gayan et de Bermal, et nous étudions maintenant des solutions pour garantir à la population et aux établissements de santé l’accès à de l’eau potable et des installations sanitaires adéquates.

Mise à jour du 26 août 2022

Le 28 juillet 2022, la dernière équipe de Médecins Sans Frontières a quitté la province de Paktika. En cinq semaines d’intervention, plus de 1 380 patients ont été traités dans la clinique temporaire de MSF à Bermal. Les équipes ont d’abord dispensé des soins de traumatologie, puis des soins de santé primaire, pour répondre notamment à l’augmentation du nombre de patients souffrant de diarrhée aqueuse. 

« À notre arrivée, nous avons constaté que de nombreuses personnes vivaient dans des conditions précaires. Elles avaient presque tout perdu. Nous nous sommes rendus compte que les établissements de santé les plus proches se trouvaient à près de 150 kilomètres », explique le Dr Taufeeq, qui faisait partie de l'équipe d'intervention.

« Nous avons ensuite décidé de fermer nos activités au bout de quelques semaines compte tenu du caractère d'urgence de notre réponse et du fait que d'autres organisations multipliaient leurs activités à Bermal », explique Gaëtan Drossart, représentant de MSF en Afghanistan.

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