Syrie : l’opération militaire turque entraîne des déplacements de populations et la fermeture d’un hôpital

Emergency North East Syria: Civilians Fleeing Offensive Ras al-Ain
Ras al Ayn, Syrie. ©Associated Press/AP

Les villes et villages le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie ont été massivement bombardés hier, entraînant des déplacements de populations et la fermeture du seul hôpital public de Tal Abyad, soutenu par MSF.

« Le personnel médical dans les hôpitaux syriens lutte depuis des années pour répondre aux besoins de la population; les déplacements liés aux bombardements risquent d'exercer une pression supplémentaire sur les ressources déjà limitées des hôpitaux », a déclaré Robert Onus, responsable des urgences MSF pour la Syrie.
 
Dans le gouvernorat de Rakka, les bombardements sur la ville frontalière de Tal Abyad ont forcé la grande majorité des gens à fuir. L'hôpital public de la ville - le seul de la région - qui était soutenu par MSF, est désormais fermé faute de personnel médical. Les équipes de MSF se sont redéployées pour répondre aux besoins dans d'autres zones. 

Camp d'Ain Issa, septembre 2017.
 © Agnes Varraine-Leca
Camp d'Ain Issa, septembre 2017. © Agnes Varraine-Leca

Près de 2 000 personnes ont fui Ras Al-Aïn et trouvé refuge à Tal Tamer, une petite ville de l'ouest du gouvernorat de Hassaké. Les équipes MSF présentes à Tal Tamer distribuent des articles de première nécessité aux personnes réfugiées dans des écoles, des bureaux, des magasins ou tout simplement chez des proches.
 
Des milliers de femmes et d'enfants vivent actuellement dans des camps tels qu'Al Hol et Ain Issa, où les organisations humanitaires ont été contraintes de suspendre ou de limiter leurs opérations. Ils se retrouvent aujourd’hui sans accès à des secours essentiels, et sans solution en vue.
 
Les équipes MSF dispensent des soins et apportent des secours à la population du nord-est de la Syrie à Ain Al-Arab (Kobane), Ain Issa, Al Mallikeyeh (Derek), Tal Tamer, Tal Kosher, Al Hol et Rakka.  

MSF appelle toutes les parties au conflit dans le nord-est de la Syrie à assurer la protection des civils, y compris le personnel médical et les patients, et permettre l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire.

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