À quoi vont servir les dons de Stream For Humanity I et II ?

SFHII

Pour garantir une utilisation transparente des fonds collectés lors de Stream For Humanity I et II, nous vous présentons ici les missions et les actions que nous poursuivrons grâce à la mobilisation des streamers et la générosité des communautés. 

À deux reprises en 2025, dans un stade transformé pour l’occasion en plateau de streaming, Aminematue et une vingtaine d’autres streamers ont uni leurs forces pour collecter des fonds au profit de Médecins Sans Frontières.  

La première édition de Stream For Humanity a contribué à soutenir les populations victimes de conflits armés dans quatre régions du monde : Palestine, République démocratique du Congo, Soudan et Liban.  

La deuxième édition a permis de financer des programmes de lutte contre la faim et la malnutrition dans cinq régions : Palestine, République démocratique du Congo, Soudan, Nigeria et France (en soutien aux actions du Secours populaire français).  

Chaque week-end s’est clôturé par un match de football caritatif, ponctuant ces moments exceptionnels au cours desquels plus de 5 millions d’euros ont été collectés au total. 

 

Au nom de nos équipes et de nos patients, nous remercions l’ensemble des streamers et des donateurs pour leur générosité lors de Stream For Humanity. Grâce aux fonds collectés, nous pourrons poursuivre nos opérations en toute indépendance pour répondre aux besoins les plus urgents des populations affectées par ces crises. 

A Gaza, en République démocratique du Congo, au Soudan, au Liban et au Nigeria, des millions de personnes sont en danger en raison de conflits armés ou de crises environnementales et politiques. Au manque de nourriture et d’eau s’ajoutent les épidémies, les violences et les blessures de guerre. 

Pour chacune de ces éditions, nous avons donc créé un fonds d’affectation dédié aux dons de Stream For Humanity, permettant de répartir le montant collecté, à parts égales, entre les différentes missions soutenues. 

À quoi vont servir les dons de Stream For Humanity II ?

Palestine  

Avant la guerre, la malnutrition aiguë était pratiquement inexistante à Gaza. Depuis deux ans et demi, le blocus systématique imposé à l’aide humanitaire et aux marchandises commerciales par l’armée israélienne, ainsi que l’insécurité persistante, ont considérablement restreint l’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé. Les établissements de santé ont également été attaqués à plusieurs reprises ou contraints de cesser leurs activités, et les conditions de vie de la population se sont profondément détériorées, exposant les personnes les plus vulnérables à un risque accru de malnutrition. Entre janvier 2024 et février 2026, MSF a admis 4 950 enfants de moins de 15 ans, dont 98 % avaient moins de 5 ans, pour malnutrition aiguë dans le cadre de leurs programmes ambulatoires et hospitaliers.   

Depuis le 1er janvier 2026, MSF n’est plus autorisée à travailler en Palestine par les autorités israéliennes – ce qui implique entre autres que notre personnel international a dû quitter Gaza et la Cisjordanie. Nous n’avons plus le droit de faire entrer du matériel médical non plus. Nos collègues palestiniens restent néanmoins mobilisés et sont déterminés à poursuivre leur travail autant que possible. En mars 2026, elles ont assuré plus de 76 consultations médicales et distribué près de 100 millions de litres d’eau.  

Ce que fait MSF :   

  • Dépistage de la malnutrition des enfants et des femmes enceintes et allaitantes au sein de nos structures dans le Nord et dans le Sud de Gaza ; 
  • Prise en charge des enfants, des femmes et des hommes victimes des violences de la guerre.
  • Production et distribution d’eau potable pour la population de Gaza ; 
  • Prise en charge en ambulatoire et en hospitalisation des enfants souffrant de malnutrition modérée à sévère ; 

 

République démocratique du Congo (RDC)  

Depuis plusieurs années, l’est de la RDC connaît des vagues successives de conflit entre les forces armées congolaises et des groupes armés ayant entraîné le déplacement d’environ 6 millions de personnes, des massacres de civils, et des violences sexuelles, très répandues, en particulier dans l’Est, dont les victimes sont reçues par dizaines chaque semaine dans les centres de MSF. Dans ce contexte d’insécurité et de réduction de l’aide internationale, MSF concentre ses efforts sur l’assistance médicale aux populations vulnérables axant ses activités sur la prise en charge des victimes de violences sexuelles, la réponse aux épidémies et le traitement des enfants souffrant de malnutrition. Depuis plusieurs semaines, le pays est confronté à une épidémie d’Ebola qui s’étend rapidement dans l’est de la RDC. Au 28 mai 2026, 125 cas confirmés, 906 cas suspects et 223 décès avaient déjà été officiellement rapportés à travers les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les risques de cette nouvelle épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo sont d’autant plus importants qu’il n’existe encore aucun vaccin ni traitement approuvés pour ce virus. Les équipes MSF mènent une réponse d’urgence dans le Nord et le Sud-Kivu où elles ont notamment mis en place des centres de traitement Ebola et des unités d’isolement pour les cas suspects.  

Ce que fait MSF : 

  • Prise en charge des enfants malnutris dans nos programmes dans le Nord Kivu, en ambulatoire et en hospitalisation.

 

Soudan  

Après trois ans, le conflit au Soudan est devenu la pire crise humanitaire au monde. Depuis avril 2023, la guerre entre l’armée soudanaise (SAF) et les Forces de Soutien Rapide (RSF) a fait plus de 15 millions de déplacés dont 5 millions d’enfants. Plus de 34 millions de personnes, la moitié étant des enfants, ont besoin d’une aide humanitaire. En 2025, les équipes de MSF ont à elles seules soigné plus de 7 700 patients pour des blessures liées à des violences physiques et ont assuré plus de 250 000 consultations d’urgence. Elles ont aussi réalisé plus de 4 200 consultations pour violences sexuelles, très souvent utilisées comme arme de guerre, dont les femmes sont les premières victimes. Sur la même période, plus de 15 000 enfants de moins de cinq ans ont été hospitalisés dans les programmes de MSF pour malnutrition aiguë. Ces cas sont en augmentation, ce qui accroît le risque de décès lié à des maladies pourtant traitables par ailleurs.  

Ce que fait MSF :   

  • Prise en charge des patients les plus critiques avec leur hospitalisation à l’hôpital de Tawila, 
  • Poursuite du programme ambulatoire pour les formes plus modérées de malnutrition, 
  • Distribution d’aliments thérapeutiques et de nourriture aux populations les plus à risque, 
  • Prise en charge des femmes enceintes et allaitantes en situation de malnutrition.

 

Nigeria 

L’Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, est confronté à une crise nutritionnelle majeure. Les facteurs aggravants de la malnutrition dans cette région sont multiples :  très forte inflation de années passées contribuant à l’appauvrissement de la population, l’insécurité qui empêchent l’accès aux cultures et aux soins, les facteurs climatiques (inondations ou sécheresse), d’autres maladies comme le paludisme et la rougeole. La saison des pluies, de mai à septembre, aggrave la crise sanitaire dans le pays. Elle coïncide avec la période de disette sur le plan agricole. À ce moment de l’année, les réserves alimentaires des ménages sont épuisées et les nouvelles récoltes ne sont attendues que dans plusieurs mois, accentuant le risque d’insécurité alimentaire. En prévision d’un pic d’admission, les équipes du projet de Katsina ont augmenté leur capacité d’accueil, passant de 100 à 180 lits. Elles suivent la situation de près afin de déterminer si une nouvelle extension est nécessaire.  

Ce que fait MSF :

  • Prise en charge des enfants souffrant de malnutrition, en ambulatoire et en hospitalisation, dans la région de Katsina,  
  • Augmentation de la capacité d’hospitalisation par l’augmentation du nombre de lits lors du pic de malnutrition,  
  • Prévention de la rechute des enfants en sortie d’hospitalisation par la distribution de vouchers pour l’achat de nourriture,  
  • Prévention de la malnutrition en distribuant massivement des aliments thérapeutiques à tous les enfants de moins de 5 ans dans la région de Mashi (66 000 enfants).

 

France
En France, la précarité alimentaire s’installe dans le quotidien. 57 % des Français connaissent un proche en situation de précarité et près d’un sur trois a déjà réduit ses repas faute de moyens. Les jeunes sont en première ligne : 48 % peinent à accéder à une alimentation saine et équilibrée, et plus d’un tiers déclare sauter un repas. Les familles monoparentales, avec un seul revenu et des dépenses fixes lourdes, sont aussi particulièrement exposées.

Le Secours populaire agit chaque jour pour apporter une aide alimentaire immédiate, recréer du lien social grâce à ses ateliers cuisine et jardins solidaires, et accompagner chacun sur tous les fronts – logement, santé, emploi, culture ou loisirs, sports, vacances – pour qu’aucun enfant, aucun jeune, aucune famille, aucune personne isolée ne soit laissée de côté.

En savoir plus sur le site du Secours Populaire

À quoi vont servir les dons de Stream For Humanity I ?

Du 17 au 19 janvier 2025, dans un stade transformé en plateau de streaming pour l’occasion, Aminematue et une vingtaine d’autres streamers ont uni leurs forces pour soutenir les populations victimes de conflits dans quatre régions du monde : la Palestine, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Liban. Un match de football caritatif est venu clôturer cet incroyable week-end au cours duquel plus de 3,5 millions d’euros ont été collectés pour Médecins Sans Frontières. 

Au nom de nos équipes et de nos patients, nous remercions l’ensemble des streamers et des donateurs pour leur générosité lors de Stream For Humanity. Grâce aux fonds collectés, nous allons pouvoir poursuivre nos opérations en toute indépendance pour répondre aux besoins les plus urgents des populations affectées par ces crises. 

La Palestine, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Liban connaissent des situations humanitaires catastrophiques, notamment en raison de conflits armés qui déplacent des familles, détruisent les infrastructures essentielles et laissent des millions de personnes dans le besoin.  

Nous avons donc créé un fonds d’affectation dédié aux dons de Stream For Humanity, permettant de répartir le montant collecté, à parts égales, entre les quatre missions soutenues. 

Palestine  

Malgré le cessez-le-feu, la population de Gaza continue de subir les effets de la guerre génocidaire menée par Israël depuis plus de deux ans. Dans le sud de Gaza, plus d’un million de personnes sont toujours contraintes de vivre sur une minuscule portion de territoire dans des conditions extrêmement précaires. A l’approche de l’hiver, sans amélioration immédiate de l'approvisionnement en eau, de l'assainissement, des abris et de la nourriture, le risque de décès liés à des maladies évitables est très élevé. Les autorités israéliennes doivent immédiatement autoriser une augmentation massive et durable de l'aide humanitaire dans toute la bande de Gaza. 

Mohammad Shihada, infirmier superviseur, et Joanne Perry, référente médicale du projet à Gaza, s'occupent d'un jeune patient qui reçoit des soins après avoir été blessé à Gaza.
 © Mariam Abu Dagga/MSF
Mohammad Shihada, infirmier superviseur, et Joanne Perry, référente médicale du projet à Gaza, s'occupent d'un jeune patient qui reçoit des soins après avoir été blessé à Gaza. © Mariam Abu Dagga/MSF

Ce que fait MSF :   

  • MSF intervient dans deux hôpitaux, Al Aqsa et Nasser, un hôpital de campagne à Deir el Balah, six centres de santé et trois cliniques (soins de médecine générale, de traumatologie, chirurgie, soins maternels, pédiatrie, physiothérapie, prise en charge des brûlures). Faute d’autre possibilité, MSF est contrainte de soigner les patients brûlés sous tente dans son hôpital de campagne, la seule structure de tout le sud de la bande de Gaza en capacité de fournir ces soins.

  • MSF produit et distribue plusieurs centaines de milliers de litres d’eau potable

 

Les activités de MSF en chiffres (de janvier à septembre 2025) :

  • 2 818 présentations aux urgences enregistrées
  • 6 840 opérations chirurgicales pratiquées
  • 2 815 hospitalisations enregistrées
  • 82 440 m3 d'eau distribués

République démocratique du Congo (RDC)  

Le groupe armé M23 et ses alliés poursuivent leur offensive dans l'est de la RDC, prenant le contrôle complet de plusieurs villes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les besoins des populations exposées à la violence aux déplacements sont massifs dans un contexte de réduction de l’aide humanitaire. Cette année encore, les équipes MSF alertent sur le nombre alarmant de victimes de violences sexuelles prises en charge dans leurs structures au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Chaque jour, elles accueillent  des dizaines de personnes dans et autour de la ville de Goma alors que les camps de déplacés qui s’y trouvaient se sont progressivement vidés après la prise de la ville par le groupe armé M23.

Dépistage du mpox dans un centre de santé soutenu par MSF dans le camp de déplacés de Kanyaruchinya, à la périphérie de Goma.
 © Michel Lunanga
Dépistage du mpox dans un centre de santé soutenu par MSF dans le camp de déplacés de Kanyaruchinya, à la périphérie de Goma. © Michel Lunanga

Ce que fait MSF : 

  • Soins de médecine générale, chirurgie, pédiatrie, vaccination ;

  • Prise en charge des victimes de violences sexuelles ;

  • Prise en charge de la malnutrition et des épidémies de choléra et de rougeole ;

  • Fourniture d’eau et amélioration de l’assainissement dans les camps de déplacés

 

Les activités de MSF en chiffres (de janvier à septembre 2025) :

  • 3 667 actes chirurgicaux pratiqués
  • 17 069 personnes survivantes de violences sexuelles prises en charge
  • 2 903 passages en soins intensifs enregistrés
  • 16 360 cas de malnutrition pris en charge

Soudan  

Depuis le 15 avril 2023, le Soudan est le théâtre d’un conflit qui oppose les Forces de soutien rapide (FSR) et les Forces armées soudanaises (FAS). Les civils sont pris au piège des combats, bombardés, assiégés, déplacés de force et privés de tout : nourriture, soins médicaux, services de base. D’après les Nations unies, 60 % des 50 millions d’habitants du Soudan ont aujourd’hui urgemment besoin d’ une aide humanitaire, qui n’arrive qu’en quantité largement insuffisante, faute de financements et à cause des blocages imposés par les belligérants. Le pays est actuellement le seul au monde où plusieurs localités sont officiellement frappées par la famine et fait, en ce moment, face à l’une des pires épidémies de choléra de son histoire. Dans la région du Darfour, particulièrement touchée, les équipes MSF ont ouvert des centres de traitement du choléra à Tawila et à Golo. Elles ont aussi mis en place des points de réhydratation orale dispersés dans plusieurs zones afin de prévenir l’aggravation de l’état des patients.

Les équipes MSF chargent des voitures de matériel pour les cliniques mobiles et l'hôpital Al Fao, dans l'État de Gedaref.
 © Hani Dweik/MSF
Les équipes MSF chargent des voitures de matériel pour les cliniques mobiles et l'hôpital Al Fao, dans l'État de Gedaref. © Hani Dweik/MSF

MSF mène au Soudan l’un des plus importants programmes d’urgence de son histoire : 

  • Soutien aux hôpitaux encore fonctionnels ;

  • Dépistage et prise en charge de la malnutrition chez les enfants ;

  • Réponse aux épidémies de rougeole et de choléra ;

  • Soutien à l’organisation de campagnes de vaccination

 

Les activités de MSF en chiffres (de janvier à septembre 2025) :

  • 111 833 consultations médicales effectuées
  • 9 391 admissions enregistrées
  • 1 830 accouchements assistés
  • 4 936 enfants souffrant de malnutrition pris en charge

Liban  

Malgré l'accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, les attaques israéliennes au Liban restent presque quotidiennes. Les forces israéliennes occupent toujours plusieurs zones le long de la frontière sud, empêchant les populations de rentrer chez elles et laissant plus de 82 000 personnes déplacées. Dans ce contexte, l’accès aux soins reste très limité.  Les besoins en matière de santé mentale sont également importants, les enfants comme les adultes souffrent de stress post traumatique, d'anxiété et de peur continue.

 

Une femme âgée déplacée dans le sud du Liban reçoit des soins de la part de l'unité médicale mobile de MSF dans un abri collectif près de Saïda, à 60 km de la frontière sud. 
 © Maryam Srour/MSF
Une femme âgée déplacée dans le sud du Liban reçoit des soins de la part de l'unité médicale mobile de MSF dans un abri collectif près de Saïda, à 60 km de la frontière sud.  © Maryam Srour/MSF

MSF soutient les personnes déplacées grâce à : 

  • Soins de santé primaires et pédiatriques, traitement des maladies non transmissibles et consultations de santé mentale pour les personnes déplacées grâce à des cliniques mobiles dans le nord et le sud du Liban
  • Don de matériel médical et d'autres fournitures essentielles dans le sud du pays
  • Réhabilitation de trois centres de santé dans le sud du pays

 

Les activités de MSF en chiffres (de janvier à septembre 2025) :

  • 55 822 consultations médicales effectuées
  • 17 403 consultations en santé mentale dispensées
  • 18 551 consultations pour des maladies non transmissibles effectuées
  • 23 830 consultations pédiatriques dispensées

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Depuis cinquante ans, Médecins Sans Frontières apporte une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé sont menacées, en France ou à l’étranger : principalement en cas de conflits armés, mais aussi d'épidémies, de pandémies, de catastrophes naturelles ou encore d'exclusion des soins. 

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Notes

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