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MSF demande d'améliorer les conditions d'accueil des migrants au sud de l'Europe.

Alors que le lancement de l'Union pour la Méditérranée est prévu ce samedi lors du sommet de Paris Médecins Sans Frontières (MSF) demande l'amélioration de façon urgente des conditions d'accueil des migrants atteignant les côtes du sud de l'Europ
© Christian Sinibaldi

Alors que le lancement de l'Union pour la Méditérranée est prévu ce samedi, lors du sommet de Paris, Médecins Sans Frontières (MSF) demande l'amélioration de façon urgente des conditions d'accueil des migrants atteignant les côtes du sud de l'Europe.

Depuis 2000, MSF fournit une aide médicale d'urgence ainsi que des consultations médicales aux migrants qui atteignent les côtes méridionales de l'Union européenne par bateau en Grèce, Italie, et en Espagne.


MSF est fortement préoccupée par l'état de santé dans lequel ces migrants arrivent, et demande aux pays concernés de mettre en place une aide médicale pour ces migrants.

Un parcours migratoire difficile. "Des contrôles et une surveillance accrus ne dissuadent pas les gens d'essayer d'entrer en Europe", explique Antonio Virgilio, chef de mission de MSF en Italie.

"Ces personnes fuient la guerre, la faim et la détresse extrême. Leur seule chance est d'entreprendre ce périlleux voyage. Ils prennent donc plus de risques désormais - ils voyagent plus longtemps, dans des bateaux plus petits et plus précaires.


En 2008, nos équipes médicales à Lampedusa, en Italie, ont noté que les migrants avaient besoin de plus d'assistance médicale que dans le passé. Beaucoup d'entre eux arrivent dans un état désespéré, complètement choqués. Ils souffrent d'hypothermie, de brûlures qui sont le résultat des conditions très dures qu'ils ont dû endurer lors de longs voyages en mer."

Les équipes de MSF au Maroc ont noté que l'augmentation des contrôles aux frontières le long des côtes marocaines et espagnoles a eu un impact sur les parcours empreintés par les migrants. Les personnes voyagent de plus en plus depuis le sud de la Mauritanie et du Sénégal vers les îles Canaries par bateau, rallongeant ainsi leur voyage et le rendant plus dangereux.


Assistance aux portes de l'Europe.
Pour répondre aux besoins de santé des migrants, MSF conduit des programmes médicaux d'urgence sur les côtes frontalières d'un certain nombre de pays dont l'Espagne (Tarifa, Ceuta et Melilla, Iles Canaries), l'Italie (Brindisi, Lampedusa), le Maroc et la Grèce. En raison du manque d'assitance médicale adéquate disponible pour ces migrants, MSF a dû installer des lieux d'accueil médical aux différents points d'entrées en Europe. .

Sur l'île de Lampedusa, en Italie, MSF fournit les premiers examens médicaux aux personnes qui arrivent par bateau. En moyenne, entre 12 000 et 15 000 personnes accostent sur cette île chaque année, or aucune autorité régionale de santé ne fournit ces services.

Cette année, les équipes MSF à Lampedusa sont les témoins d'une augmentation importante du nombre de personnes arrivant sur l'île. Entre janvier et juin 2008, il y a eu 146 accostages de bateaux, contre 71 durant la première partie de l'année 2007.

Les équipes MSF à Lampedusa ont aussi noté des changements dans la population voyageant par bateau - il y a plus de femmes (+11%) et d'enfants (+ 4,6%) et actuellement environ 30% des personnes sont originaires de la Corne de l'Afrique, de pays comme la Somalie.

Une augmentation significative de l'afflux de migrants par rapport aux années précédentes peut également être confirmée en Grèce. Par exemple, dans le centre de détention de l'île de Lesbos, le nombre de cas rapportés durant les cinq premiers mois de l'année 2008 dépasse le double du nombre total d'arrivées de 2004. Près du port grec de Patras, les équipes MSF ont également enregistré l'arrivée de nouvelles populations d'origine afghane, et non plus seulement kurde.

Pour plus d'information, merci de contacter Elena Torta, chargée de communication MSF au +39 335 6976157

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