Fonds d’urgence COVID-19

Donnez à nos équipes les moyens de faire face à l’épidémie et à ses conséquences sur nos terrains d’intervention.

Je donne

MSF demande aux autorités de permettre à ses équipes médicales internationales d'intervenir à Dera Ismael Khan

Islamabad, 8 décembre 2009. L'afflux massif d'une population estimée à 300 000 personnes fuyant les combats du Sud-Waziristan altère les capacités des hôpitaux de Dera Ismael Khan, face aux besoins des populations locales et déplacées. Malgré l'aide fournie par les autorités, l'assistance médicale des hôpitaux est insuffisante à Dera Ismael Khan.

Médecins Sans Frontières (MSF) se tient prête à intervenir en urgence pour soigner gratuitement les patients, et renouvelle sa demande en ce sens auprès des autorités.

La semaine dernière, une équipe de MSF a pu évaluer rapidement les besoins médicaux dans trois des principaux hôpitaux du district de Dera Ismael Khan, et dans deux centres de santé situés là où vivent les familles déplacées.

« Nous avons constaté le manque de personnels, de traitements, d'hygiène et de matériels indispensables pour répondre correctement aux soins d'urgence, notamment dans les services d'urgences, les maternités et les services chirurgicaux des principaux hôpitaux » raconte Thomas Conan, porte-parole de MSF au Pakistan.

Au cours des dernières semaines, l'hôpital de district a enregistré une augmentation de 30 à 40 % du nombre d'admissions en urgence. Actuellement, la plupart des patients nécessitant des soins chirurgicaux hors de Dera Ismael Khan sont référés aux hôpitaux de Peshawar. Si les coûts de transport et de soins médicaux peuvent être assumés par certains, ils sont prohibitifs pour les nombreuses familles vulnérables, résidentes ou déplacées à Dera Ismael Khan.

« MSF a la capacité d'envoyer des équipes médicales composées de personnels nationaux et internationaux pour fournir gratuitement des soins d'urgences et chirurgicaux aux plus vulnérables. Mais les autorités refusent encore la présence de personnels expatriés » explique Thomas Conan.

Entre mai et juillet 2009, MSF avait reçu les autorisations et s'apprêtait à envoyer une équipe spécialisée en chirurgie orthopédique pour soigner les cas de trauma, faute de structure adaptée fournissant gratuitement ce type de soins aux patients.

En juillet, les autorités militaires ont demandé à MSF de quitter la région pour des raisons de sécurité. Au cours des deux derniers mois, MSF a réclamé en vain la possibilité d'accéder à cette région de manière indépendante, avec du personnel national et international capable de répondre aux urgences médicales.

En tant qu'organisation de santé privée et internationale, la présence d'équipes médicales internationales accroît notre capacité d'intervention et renforce l'indépendance de nos activités, insiste Thomas Conan. Nous demandons aux autorités de nous permettre d'intervenir à Dera Ismael Khan de la même manière que nous intervenons dans les autres régions du pays.

Actuellement, une équipe de personnels nationaux et internationaux apporte un soutien aux structures de santé dans le district du Lower Dir, ou des déplacés en provenance de Bajaur agency sont arrivés.

Plus tôt dans l'année, alors qu'un million de personnes avaient trouvé refuge dans le district de Mardan, les équipes de MSF étaient venue en aide aux structures de santé locales afin de fournir des soins médicaux à plusieurs milliers de personnes, en prenant en charge un unité d'hospitalisation de 40 lits, deux salles d'urgence et un service de maternité ouvert 24h/24.

MSF s'appuie uniquement sur des dons privés et n'accepte aucun financement de la part des gouvernements pour mener ses interventions au Pakistan. Depuis 1998, MSF porte assistance aux Pakistanais et aux réfugiés afghans victimes des conflits armés, d'un faible accès aux soins et de catastrophes naturelles dans les régions NWFP, FATA, Balouchistan et Kashmir.

À lire aussi