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Afghanistan: la déclaration de l’OTAN met en danger les patients

MSF s'oppose à une déclaration du secrétaire général de l'OTAN selon laquelle les ONG devraient être la composante "puissance douce" (soft power) d'une stratégie militaire.
© Pascale Zintzen/ MSF

MSF s'oppose à une déclaration du secrétaire général de l'OTAN, selon laquelle les ONG devraient être la composante "puissance douce" (soft power) d'une stratégie militaire.

En zones de conflit, jamais MSF ne collabore ni ne s'associe à une stratégie militaire. C'est grâce à notre totale indépendance et à notre neutralité que nous pouvons accéder aux populations nécessitant une assistance médicale d'urgence.

En 2009, alors que le conflit s'intensifiait, MSF est retournée en Afghanistan. L'objectif était de fournir un accès immédiat aux soins de santé pour les populations prises au piège dans des zones de guerre.

Pour atteindre cet objectif, MSF a négocié avec toutes les parties - que ce soient les forces de sécurité afghanes et internationales, comme les groupes d'opposition - afin qu'elles déposent leurs armes à l'extérieur des centres hospitaliers de Kaboul et de Lashkargah, où MSF travaille.

Une condition essentielle pour que les personnes nécessitant des soins médicaux se sentent suffisamment en sécurité et puissent s'y rendre. L'absence de présence armée évite que l'un ou l'autre des camps ne prenne les structures de santé pour cible.


La suggestion de M. Rasmussen selon laquelle des organisations civiles telles que MSF devraient collaborer, ou faire partie d'une "puissance douce", aux côtés des forces de l'OTAN fait courir un risque majeur aux hôpitaux, aux patients et au personnel qui pourraient plus facilement être ciblés par les forces d'opposition.

M. Rasmussen suggère que l'Afghanistan soit le "prototype" d'une collaboration entre l'OTAN et les ONG. MSF demande à M. Rasmussen, ainsi qu'aux autres parties prenantes au conflit, de respecter la distinction qui s'impose entre objectifs politiques et militaires et aide humanitaire médicale indépendante.



>> Lire la déclaration du Secrétaire Générale de l'OTAN à Helsinki

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