Une équipe MSF lutte contre une épidémie d'Ebola en Ouganda

En décembre 2007 une épidémie d'Ebola avait frappé l'Ouganda à Kykio et Bundibugyo. Ici un membre de l'équipe logistique d'eau hygiène assainissement devant l'unité d'isolation de Kykio.
En décembre 2007, une épidémie d'Ebola avait frappé l'Ouganda à Kykio et Bundibugyo. Ici, un membre de l'équipe logistique d'eau-hygiène-assainissement devant l'unité d'isolation de Kykio. ©Claude Mahoudeau

Une équipe d'urgence de Médecins Sans Frontières se trouve à Kigadi, dans le district de Kibaale dans l’ouest de l'Ouganda, pour aider à combattre une épidémie d’Ebola. D'autres équipes MSF en Ouganda surveillent de près la situation.

L’épidémie d’Ebola, qui a été confirmée par le gouvernement ougandais le 28 juillet, a tué près de 14 personnes, tandis qu'au moins 20 autres sont soupçonnées d'être infectées.

Les priorités de l'équipe de MSF consistent à identifier et soigner les personnes qui ont été infectées, ainsi que toutes celles qui ont été en contact avec elles. Elle s'assure également que les services médicaux d'urgence fonctionnent. Les équipes travailleront aussi à identifier où et comment le virus se propage, ainsi qu'à isoler les personnes qui sont infectées de manière à limiter la transmission de la maladie.

« Il est très important de réagir rapidement pour trouver l'endroit où la maladie est concentrée et de l'isoler aussi vite que possible, prévient Olimpia de la Rosa, coordinatrice d'urgence de MSF pour l'intervention contre le virus Ebola en Ouganda. Il est également essentiel de s’occuper du personnel soignant, ce qui signifie soutenir et travailler en étroite collaboration avec les équipes de santé ougandaises qui se démènent pour arrêter la propagation du virus. »

La fièvre hémorragique Ebola se propage rapidement par contact direct avec des personnes ou des animaux infectés. Elle peut être transmise par le sang, les fluides corporels et même le contact avec les vêtements portés par une personne infectée. Elle est causée par un virus d'abord identifié en 1976 dans la province d’Equatoria occidental au Soudan et au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo). Des mesures strictes de contrôle des infections sont cruciales pour limiter la propagation mortelle du virus.

À lire aussi