Soudan : Violents combats à Abyei, MSF prend en charge les blessés.

A Aweil dans le nord Bahr el Ghazal des familles déplacées venues de la zone d'Abyei étaient arrivées au début de l'année suite à d'autres affrontements
A Aweil, dans le nord Bahr el Ghazal, des familles déplacées venues de la zone d'Abyei étaient arrivées au début de l'année suite à d'autres affrontements ©Kevin Phelan/MSF

MSF prend en charge les blessés et les déplacés réfugiés dans les villes proches d'Abyei, à Turalei et Agok. Près de 60 000 personnes seraient actuellement déplacées.

Violents combats à Abyei. Des combats opposant les forces armées soudanaises et le SPLA (Sudan People’s Liberation Army) ravagent la ville d’Abyei, située dans une région riche en pétrole dont le statut n’a pas été tranché lors de l’accord de paix entre le Nord et le Sud en 2005.

Abyei serait presque totalement détruite. La quasi-totalité des habitants a fui vers le nord et le sud de la ville. Environ 130 000 personnes habitaient Abyei et les environs avant les combats. Près de 60 000 personnes seraient actuellement déplacées.


Prise en charge des blessés. Une équipe MSF de 11 personnes, dont un chirurgien et un anesthésiste, est arrivée rapidement dans les villes proches d’Abyei, à Turalei et à Agok, avec du matériel chirurgical, des biens de première nécessité pour 2 000 familles et du matériel de purification d’eau destiné à 10 000 personnes.

MSF a pris en charge dans ces deux localités 114 personnes blessées durant les combats. L’hôpital de la ville de Turalei ne comptant que 40 lits, l’équipe a monté des structures médicales d’urgence sous des tentes.


Alors que les combats se poursuivent en ville, des familles arrivent chaque jour et MSF accroît son assistance quotidiennement. Une autre équipe d’urgence tente actuellement d’accéder à la population regroupée au nord vers Muglade et Heglige où la présence d’autres déplacés et blessés a été rapportée.

Abyei serait presque totalement détruite. Près de 60 000 personnes seraient actuellement déplacées
 
Partir en laissant tout. Face à la violence des combats, les populations n’ont pas eu d’autre choix que de partir en laissant tout derrière eux. « La panique était telle que personne n’a eu le temps de prendre quoi que ce soit ni même de penser à sa propre famille. Nous sommes très inquiets pour une partie de notre personnel médical qui n’a pas pu fuir à temps et avec qui nous n’avons plus de contact » témoigne Inma Vazquez chef de mission de MSF au Soudan.

Médecins Sans Frontières travaille depuis 2006 dans l’hôpital d’Abyei, une partie du personnel a dû évacuer.

Besoins urgents. En pleine saison des pluies, les conditions de vie de ces déplacés sont déplorables. Ils ont un besoin urgent d’abris et d’accès à l’eau. La situation nutritionnelle est tout aussi préoccupante et risque de se dégrader rapidement. Le jour de l’attaque, 700 enfants souffrant de malnutrition étaient pris en charge par les équipes. Seule une partie d’entre eux a été pour l’instant retrouvée et a repris son traitement.

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