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Sida - Le témoignage de Benta, patiente MSF

Benta est HIV positive. Lorsqu'elle a appris son statut elle a eu très peur pour son enfant.
Benta est HIV positive. Lorsqu'elle a appris son statut, elle a eu très peur pour son enfant. © MSF

Benta est HIV positive. Lorsqu'elle a appris son statut, elle a eu très peur pour son enfant. Sa fille a, en effet été détectée, comme elle, HIV positive. Elle suit depuis ses 1 an et demi un traitement et va bien. Aujourd'hui Benta a une seconde fille qui, grâce à la Névirapine qui réduit les risques de transmission mère-enfant n'a pas été infectée.

Benta est HIV positive. Lorsqu'elle a appris son statut, elle a eu très peur pour son enfant. Sa fille a, en effet été détectée, comme elle, HIV positive. Elle suit depuis ses 1 an et demi un traitement et va bien. Aujourd'hui Benta a une seconde fille qui, grâce à la Névirapine qui réduit les risques de transmission mère-enfant n'a pas été infectée.

La Blue House est une clinique située à Mathare, l'un des plus importants bidonvilles de Nairobi, la capitale du Kenya. Dans cette clinique, MSF offre des soins gratuits et de qualité pour les personnes atteintes du Sida et notamment les enfants. Ils sont père, mère, soignants à témoigner ici des difficultés mais aussi des avancées rencontrés dans les soins apportés aux enfants atteints de cette maladie.


« Je connais mon statut d'HIV positif depuis 9 ans à peu près. Un jour, j'ai eu une maladie. Quelqu'un m'a dit qu'on l'attrapait quand on a le sida. J'ai donc fait un test. Pendant cette période, mon état de santé s'est détérioré. J'avais de la diarrhée, j'attrapais des infections opportunistes. J'ai eu la tuberculose.


Quand le docteur m'a dit qu'il fallait que je teste mon enfant, j'ai eu peur. Dans ma tête, je ne pouvais pas croire qu'elle pouvait être infectée elle aussi. Comme je l'avais allaité pendant les premiers mois de sa vie, il était possible que mon enfant soit infectée.

J'ai repoussée pendant presque 6 mois le moment du test.

 


J'ai su que ma fille était infectée lorsqu'elle avait 1 an et demi. Ca a été un choc pour moi, j'ai pleuré à l'hôpital, puis le docteur m'a dit "regarde-toi, tu vis, tu prends des médicaments, cet enfant va aussi vivre, il faut qu'elle soit traitée..."

Mon enfant était en mauvaise santé, très maigre, avec des diarrhées. Elle avait une tuberculose abdominale qui a mis du temps à être diagnostiquée. Aujourd'hui, ma fille est a sous ARV. Elle prend un comprimé le matin, et un autre le soir. Lorsqu'elle était jeune, elle prenait des sirops, 6 fois par jour. C'était compliqué, le goût n'était pas bon.


Et puis, j'ai décidé d'avoir un deuxième enfant, elle s'appelle Carolyne, elle a 4 mois. J'étais informée des programmes de prévention de la transmission du virus mère-enfant (PMTCT). Juste avant d'accoucher, j'ai pris un médicament. Puis Carolyne a pris de la névirapine en sirop pendant 1 mois. A 6 semaines, on a su qu'elle n'était pas infectée par le virus. Lorsque j'ai eu le résultat, j'ai pleuré de joie. Je sais maintenant que j'ai quelqu'un qui me survivra. »

 


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