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MSF intervient auprès des victimes de violence au Kirghizstan et en Ouzbékistan

Le centre de soutien social ouvert par MSF à Osh  septembre 2008
Le centre de soutien social ouvert par MSF à Osh - septembre 2008 © Alexander Glyadyelov

MSF apporte une aide d'urgence aux victimes de violences qui se sont déroulées dans le sud du Kirghizstan.

Depuis le 10 juin, de violents affrontements dans le sud du Kirghizstan ont provoqué des centaines de blessés et des déplacements importants de population. Les chiffres officiels font état d'au moins 170 morts et 1 700 blessés survenus en cinq jours. Les équipes de Médecins Sans Frontières se pressent des deux côtés de la frontière séparant le Kirghizstan de l'Ouzbékistan pour apporter une aide d'urgence aux populations.

Dans le sud du Kirghizstan, le stock médical d'urgence de MSF présent dans la ville d'Osh a été distribué aux structures hospitalières. Du matériel médical, des médicaments, des bâches plastiques pour construire des abris et des kits d'hygiène sont acheminés vers le sud du pays. Par ailleurs, une équipe médicale MSF doit bientôt arriver à Osh et, de là, tenter de se rendre à Jalalabad, où de graves actes de violence ont également été rapportés. Cette équipe visitera les structures de santé locales et les endroits près de la frontière ouzbèke où se sont réfugiées les populations fuyant les violences, dans le but de porter assistance aux victimes et aux déplacés.

« Outre les nombreux blessés hospitalisés qui ont besoin d'une attention médicale, l'une de nos plus grandes inquiétudes porte sur les centaines de personnes blessées qui n'ont pas accès aux soins. Certains ont peur de se rendre dans les structures de santé ou même de sortir du lieu où elles se trouvent, d'autres se sont éloignées et ont fui dans la zone frontière », explique Alexandre Baillat, chef de mission MSF au Kirghizstan. « Nous sommes aussi préoccupés par le manque d'accès à l'eau potable de ces populations - l'approvisionnement en eau a été coupé pendant plusieurs jours à Jalalabad - et par le manque de nourriture et de produits de première nécessité. Des centaines d'habitations ont été pillées, détruites ou brûlées durant ces événements. »

Des milliers de personnes ont trouvé refuge en Ouzbékistan, de l'autre côté de la frontière. Environ 75 000 réfugiés ont déjà été officiellement enregistrés à Andijan, une province proche du Kirghizstan. Les autorités ouzbèkes ont commencé à établir des camps et les hôpitaux locaux prennent en charge les blessés qui ont traversé la frontière.

Lundi 14 juin, une première équipe MSF est arrivée à Andijan lundi 14 juin pour évaluer la situation et aider les autorités locales dans leurs efforts pour répondre à l'afflux de réfugiés. « Les premières priorités sont les soins médicaux, le matériel médical, la nourriture et les tentes pour fournir des abris temporaires aux réfugiés », explique Andreas Bruender, chef de mission pour MSF à Tachkent, la capitale ouzbèke. « Dans les jours à venir, nous aurons davantage de personnel, notamment pour apporter des soins médicaux et psychologiques. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités et les autres acteurs de l'aide des deux côtés de la frontière dans le but de répondre aux besoins le plus efficacement possible. »

 

Carte des violences au Kirghizstan

 


MSF mène un projet de lutte contre la tuberculose dans le système pénitentiaire du Kirghizstan depuis 2006.
MSF travaille en Ouzbékistan depuis 1997. Au Karakalpakstan, une république autonome située à l'intérieur de l'Ouzbékistan, MSF prend en charge des patients souffrant de formes résistantes de la tuberculose à Nukus et Chimbay et a récemment étendu ses activités aux districts de Karauziak et Tahtakupir.

 

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