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MSF auditionné par le Conseil de Sécurité sur la situation au Liberia

Des centaines de milliers de civils en extrême danger et sans assistance.

" Nous avons perdu des enfants sévèrement malnourris, qui étaient pris en charge dans notre CNT, ainsi que des malades du choléra. Nous ne pouvons plus venir en aide à un nombre très important de personnes ? sans doute des dizaines de milliers ? car ces personnes ? déplacées ou résidentes ? sont obligées de fuir devant les combats.


" C'est en ces termes que le Dr Morten Rostrup, président international de MSF, a tenu à souligner hier devant le Conseil de sécurité des Nations unies l'extrême gravité de la situation au Liberia : le pays est toujours en proie aux combats et la survie de centaines de milliers de civils est menacée par les violences directes ou par le manque d'assistance.

La semaine dernière, plus de 50 000 déplacés et un nombre indéterminé de villageois ont dû fuir, dans la panique, les camps de Maimu et Totota, emmenant avec eux les malades qui étaient en cours de soins dans le centre nutritionnel ou dans le centre de traitement du choléra de MSF. Ils sont arrivés à Salala, où le camp de déplacés déjà surchargé a vu sa population plus que doubler.

Très choqués, tous ceux qui sillonnent les routes à la recherche d'un asile un peu sûr et d'un minimum d'aide racontent les violences qu'ils ont subies en chemin : coups, tortures, viols, pillages... Au fil de leurs fuites successives, ils ont perdu tout ce qu'ils possédaient.

Depuis mardi, c'est la ville de Kakata, à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia, qui est le théâtre de violences. Cette ligne de front coupe l'accès à la ville et au camp de Salala, au nord de Kakata. Dans ce camp, MSF prenait en charge 250 enfants sévèrement malnutris, en parallèle des consultations externes et du centre de traitement du choléra. Aujourd'hui, l'accès à ce camp est coupé.

En urgence, MSF a ouvert la semaine dernière une base de santé à Careysburg, entre la ville de Kakata et Monrovia, seul endroit encore accessible hier soir sur la route du Bong.

" La paix, a conclu le Dr Rostrup, est loin d'être une réalité au Liberia. C'est la survie de centaines de milliers de personnes qui est aujourd'hui en question. "

Les équipes de MSF au Liberia comptent aujourd'hui 44 expatriés et plus de 300 Libériens. A Monrovia, ces équipes travaillent dans 2 hôpitaux, 11 cliniques, 2 centres de nutrition thérapeutique, et 3 centres de traitement du cholera. MSF gère également trois cliniques dans les camps de déplacés du Montserrado, et effectue des cliniques mobiles à Tubmanburg, dans le comté de Bomi.

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