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Gaza : devant le Conseil de sécurité de l'ONU, MSF dénonce
le mépris de la vie des civils et appelle à un cessez-le-feu immédiat

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Iran - Au-delà de l'urgence : Bam après le séisme

Plus d'un mois après le séisme du 26 décembre dernier, le bilan
officiel fait état de 41.000 morts. Médecins Sans Frontières a décidé
de prolonger sa présence au delà de l'urgence. Tout en continuant de
soigner les maux et les blessures du corps, les équipes de MSF ont
également décidé de lancer un programme de soins psychiques, afin de
prendre en charge les traumatismes psychologiques consécutifs au séisme.Silvia
et Claudio, psychologues expatriés, nous livrent leur témoignage sur la
mise en place de ce programme auprès des personnes sans-abri de Bafia
et Baharavat.

A Bam, ce qui reste de la ville a été divisé en 13 secteurs. Chacun d'eux est sous le contrôle du ministère de la Santé iranien, qui a mis en place des dispensaires, fixes ou mobiles, et assure, en collaboration avec de nombreuses ONG, le maintien de l'hygiène et de la sanitation. La situation actuelle à Bam n'est plus une situation de crise : on compte près de 60 organisations d'aide (internationales et iraniennes) pour une population estimée à 72.000 personnes. La vaccination a été assurée (rougeole, polio et rubéole) et on ne note aucun signe annonciateur d'épidémie. Les deux hôpitaux de 250 lits chacun sont fonctionnels et l'électricité ainsi que l'eau courante ont été rétablies dans toute la ville.

L'équipe de MSF est composée de 6 expatriés (un médecin, une infirmière, deux logisticiens et deux psychologues) et de 36 iraniens (médecins, infirmières, sage-femme et logisticiens). Ils interviennent auprès des 1.712 personnes, désormais sans-abri, du camp du Bafia ainsi que dans le secteur de Baharavat (10.449 personnes). Aux soins de santé primaire et à l'activité de logistique (installation de latrines et de douches) s'est ajouté depuis plusieurs semaines un programme de soins psychologiques.

Silvia et Claudio, psychologues, nous racontent la mise en place de ce programme à Bafia et à Baharavat : "les deux premières semaines, nous avons surtout évalué et réagi aux besoins psychologiques les plus urgents parmi la population sinistrée. Nous sommes arrivés une semaine après le séisme, la détresse des survivants était alors à son paroxysme. Aujourd'hui, les gens parlent toujours beaucoup des conséquences que le tremblement de terre a eu dans leur vie. Tous les jours, nous leur rendons visite, tente par tente, discutons avec eux, organisons des débriefings de groupe...

Malheureusement, l'accès aux patients a été difficile au début de notre intervention. Par méconnaissance, les autorités iraniennes étaient contre notre action. Nous avons donc cherché à leur montrer que nous pouvions collaborer avec eux. Après deux longues semaines, nous avons enfin pu intervenir de manière opérationnelle. Aussitôt la confiance du ministère de la Santé acquise, nous sommes passés à l'action !"


>>> Le témoignage de Silvia dans le camp de Bafia
>>> Le témoignage de Claudio à Baharavat
illustration
Bam, Iran - janvier 2004
De survivants tentent de récupérer des affaires dans les décombres de leur maison.

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