URGENCE GAZA

Gaza : les civils pris au piège des bombardements

5 août : trêve bilatérale de 72h, près d'un mois après le début de l'opération militaire israélienne. Bilan de l’offensive : au moins 1814 victimes palestiniennes, et 67 israéliennes.

Lorsque les bombes ont commencé à tomber, le 7 juillet, la population était déjà soumise à un blocus qui a plongé la bande de Gaza dans une grave crise économique. L'opération "bordure protectrice" visait à mettre fin aux tirs de roquette du Hamas, et à détruire les tunnels vers Israël. Dans les faits, les civils, qui ne pouvaient pas fuir cette bande de terre de 41 km de long, en ont été les premières victimes.

Plusieurs écoles des Nations Unies, qui servaient de refuge, ont été bombardées. L'hôpital Al Shifa a été touché par un obus. Au total, 25 structures médicales ont été endommagées.

Des milliers de personnes ont été blessées lors de l'opération. Les équipes de l'hôpital Al Shifa étaient débordées et une équipe MSF est arrivée pour les soutenir, dix jours après le début de l'offensive.

Blessures multiples, brûlures, éclats d'obus... Les blessés, en majorité des femmes et des enfants, arrivaient par vague successives, souvent trop nombreux pour les équipes chirurgicales. Elles ont dû enchaîner les interventions pour parer au plus urgent.

Le 5 août, à l'entrée en vigueur d'une trêve assortie de négociations entamées au Caire, l'armée israélienne a retiré ses troupes au sol.   Deux jours après le début de la trêve, les 520 000 personnes déplacées commençaient à rentrer chez elles, la plupart pour constater que leurs maisons ne sont plus que des tas de gravas.

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