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Gaza : des services d'urgence débordés

Gaza ville 4 janvier 2008. Arrivée des blessés à l'hôpital Al Shifa.
Gaza ville, 4 janvier 2008. Arrivée des blessés à l'hôpital Al Shifa. © Mustafa Hossana

Après plus d'une semaine de bombardements et le début de l'incursion terrestre de l'armée israélienne, les services de chirurgie sont débordés et les spécialistes en chirurgie vasculaire manquent pour faire face à l'afflux de blessés.
Voir notre Dossier spécial En direct de Gaza

Après plus d'une semaine de bombardements et le début de l'incursion terrestre de l'armée israélienne, les services de chirurgie sont débordés et les spécialistes en chirurgie vasculaire manquent pour faire face à l'afflux de blessés.

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A Gaza ville, l'unité de soins intensifs de l'hôpital de référence Al Shifa a atteint les limites de ses capacités.

Les risques encourus empêchent également les soignants et les blessés en attente de soins post-opératoires d'atteindre les structures de santé.

Trois volontaires expatriés de Médecins Sans Frontières (une responsable terrain, une médecin et un infirmier) sont arrivés à Gaza mercredi 31 décembre, en renfort de l'équipe locale composée de 35 personnels soignants.

L'intensité des bombardements n'a toutefois pas permis à MSF de reprendre ses activités de soins post-opératoires dans son dispensaire de Khan Younis, situé au sud.

La structure de santé est fermée depuis le début de l'attaque israélienne, et la ville est désormais inaccessible depuis le nord de la bande de Gaza, coupée en deux.

A Beit Lahia, l'insécurité a contraint chaque fois nos équipes à interrompre les soins pédiatriques malgré plusieurs tentatives destinées à soulager le travail des médecins de l'hôpital de Kamel Edwan. Depuis l'incursion terrestre, l'intensité de la violence a contraint MSF à renoncer sine die à son intervention dans cette partie nord de la bande de Gaza.

Les habitants de Gaza ville restent terrés chez eux et MSF tente d'adapter ses activités en conséquence.

Enfin, les patients ne se déplacent pratiquement plus jusqu'à notre dispensaire de Gaza ville, qui continue pourtant d'assurer le suivi médical et les soins post-opératoires de blessés référés par l'hôpital de référence Al Shifa.

Les habitants restent terrés chez eux et MSF tente d'adapter ses activités en conséquence, en s'appuyant sur son personnel de santé local - médecins, infirmiers et physiothérapeutes - qui prodigue des soins et distribue du matériel et des médicaments en fonction des besoins les plus immédiats des patients les plus proches de chez eux.

A la demande de l'hôpital Al Shifa, MSF tente de faire entrer une équipe chirurgicale dans la bande de Gaza. MSF essaye également de faire venir un hôpital mobile disposant d'un bloc opératoire et d'une unité de soins intensifs, ainsi que du matériel médical pour venir en aide aux blessés, approvisionner les hôpitaux et soulager une part des urgences auxquelles font face les hôpitaux palestiniens.


A Gaza, MSF a mis en place, en juillet 2007, un programme de soins post-opératoires et ambulatoires, ainsi qu'un accompagnement en kinésithérapie, pour les centaines de blessés des affrontements inter-palestiniens.

En mars 2008, à Gaza également, MSF a ouvert une clinique pédiatrique de prise en charge des enfants de moins de 12 ans.

A Naplouse, en Cisjordanie, comme à Gaza, MSF apporte une aide psychologique, médicale et sociale, aux familles exposées à la violence.

L'équipe est composée de 11 volontaires internationaux et de 108 membres du personnel local. Une autre équipe MSF (section espagnole) a également un programme de prise en charge psychologique à Hébron

MSF est présente dans les Territoires palestiniens (Cisjordanie et Gaza) depuis 1989.

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