Entretien avec Célia Ferrero, directrice du Fonds de dotation Montpellier Rugby

Célia Ferrero
Célia Ferrero ©MSF

Célia Ferrero revient sur l'engagement du Fonds de dotation MR auprès de MSF.

Quelle est l'origine du Fonds de dotation Montpellier Rugby?

Le MHR a toujours été actif sur son territoire. Nous étions assez avant-gardistes pour le développement d’actions sociales.

L’idée de créer un fonds vient de notre volonté de donner une image propre aux actions que nous menons et de proposer également à des entreprises qui ne sont pas en recherche de sponsoring mais qui aiment le rugby et les valeurs sociales que ce sport véhicule de pouvoir devenir mécène et ainsi nous accompagner.

A quels objectifs répond-il ?

Les objectifs sont simples : permettre de mener ou d’accompagner des projets à caractère social bien sûr mais également humanitaire, éducatif, culturel, sportif ou environnemental tout en s’appuyant sur la notoriété de nos joueurs. Ces objectifs étant très étendus, nous avons tout de même choisi trois axes majeurs d’intervention : ouvrir la pratique du rugby au plus grand nombre, comme par exemple en prison ou auprès des handicapés, intervenir dans les écoles par des cycles de rugby et enfin promouvoir des actions caritatives en organisant des événements tels que des coups d’envois pour mettre en lumière certaines associations.

Comment fonctionne ce dispositif ?

Cette question est très large ! Sur le terrain, nous sommes officiellement 5. Je dis officiellement car au-delà de ces 5 salariés dédiés du Fonds de dotation, nous travaillons en totale transversalité avec l’ensemble des services du MHR que ce soit pour la communication, la gestion sociale ou le relai par les commerciaux auprès des partenaires prospects ou actuels du MHR.

Mais sinon, nous avons 2 éducateurs qui mènent principalement des actions de terrain, un chargé de développement d’actions sociales, une chargée de développement philanthropique,  et moi-même.

Pourquoi et comment avoir choisi de travailler avec MSF sur ce projet ?

Nous recevons de nombreuses sollicitations. Il y aurait beaucoup de causes que nous aimerions soutenir. MSF c’est une histoire de cœur avant tout : Philippe Trinh-Duc, responsable de l’antenne MSF Languedoc-Roussillon n’est autre que le papa de François Trinh-Duc, joueur emblématique du MHR, le lien se crée donc plus naturellement.

Quels sont les retours internes et externes que vous avez eus depuis la création du Fonds ?

Les retours sont toujours positifs. Nous apportons du bonheur aux gens. Nous aidons ceux qui en ont le plus besoin. Dans un monde dominé par l’argent, placer l’humain au centre des priorités rassemble toujours les personnes, que ce soit au sein de l’entreprise comme à l’extérieur.

Comment envisagez-vous l'avenir du Fonds ?

Dans un monde parfait, j’aimerais que le fonds n’ait plus d’utilité que de permettre de réaliser des rêves d’enfants ou de développer de nouveaux projets de formation car cela voudrait dire que notre société va mieux…mais la réalité est tout autre et il semble que nous devrions plus conserver une orientation vers le caritatif et l’humanitaire.

Quelles sont les prochaines étapes de son développement ?

Aujourd’hui nous nous devons continuer à travailler sur le faire-savoir. Le fonds est très actif mais ces actions sont trop peu connues du grand public. Aussi, nous espérons également attirer de nouveaux mécènes pour pouvoir mener à bien de nouveaux projets.

Au-delà de la dimension sociétale et humanitaire, quels sont les intérêts d'une telle collaboration ?

Notre intérêt principal est bien sûr de soutenir une cause qui nous ressemble. Mais au-delà de ça, nous entrons dans la famille de Médecins Sans Frontières où nous espérons tisser de nouveaux liens.

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