3 questions à Amber Alayyan, coordinatrice médicale de retour de Syrie

© MSF août 2017

Lorsqu'on pense à la guerre, on ne pense pas forcément au sort des enfants qui ne sont pas vaccinés ou des patients atteints de maladies chroniques. Pourtant, en Syrie, beaucoup de vies sont menacées par l'effondrement du système médical et nombreux sont ceux qui souffrent des conséquences indirectes du conflit.

Amber Alayyan, pédiatre, était coordinatrice médicale avec MSF pendant 18 mois dans le nord de la Syrie.

Dans cette partie du pays, nos équipes dispensent des soins chirurgicaux aux patients souffrant pour la plupart de brûlures domestiques, causées par l'explosion de leur poêle alimenté par du carburant de mauvaise qualité.

Nos équipes gèrent aussi des cliniques mobiles pour les personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie, dont l'un des principaux besoins est le traitement des maladies chroniques telles que le diabète ou l'hypertension artérielle. Ces maladies étaient responsables de 74% des décès dans le pays avant la guerre.

MSF soutient également des structures de santé existantes en fournissant des médicaments essentiels et du matériel. Enfin, nos équipes mènent des campagnes de vaccination auprès des enfants de moins de 5 ans pour éviter la propagation de maladies telles que la poliomyélite.

EN SAVOIR PLUS

Consultez notre dossier consacré à la crise syrienne

À lire aussi