Opération

Soudan du Sud : assistance aux réfugiés soudanais

© Yann Libessart/MSF

Médecins Sans Frontières apporte une assistance médicale d’urgence aux réfugiés soudanais, qui ont fui les conflits armés vers le Soudan du Sud. 

Les équipes de Médecins Sans Frontières travaillent dans le camp de réfugiés de Doro, dans le nord du Soudan du Sud, et ont travaillé dans celui de Yida jusqu’en décembre 2019. A travers 16 projets dans le pays, MSF vise à rendre les soins de santé accessibles à la population, alors qu’on estime qu’environ la moitié de la population n’y a pas accès, et que le pays compte plus de 2 millions de déplacés à l’intérieur de ses frontières (HCR, 2017).

En 2013, des réfugiés passaient la frontière pour fuir les bombardements et l’insécurité alimentaire du Soudan. Souvent très affaiblis, ils se sont alors installés dans le camp de Yida, au Soudan du Sud, où ils pouvaient se faire soigner. MSF avait renforcé le dispositif médical pour faire face à la très forte mortalité.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

En 2011, un conflit armé éclate entre le Mouvement populaire de libération du Soudan – Nord (MPLS-N) et le gouvernement soudanais, pour le contrôle de la région la plus méridionale du Soudan. Des milliers de Soudanais fuient les Etats du Nil bleu et du Kordofan du Sud, dans lequel se trouvent les mont Noubas, régulièrement bombardés par l’armée soudanaise. Plus de 250 000 soudanais étaient encore réfugiés au Soudan du Sud en 2017 (HCR), pays au système de santé exsangue et soumis à d’intenses conflits armés.

Notre intervention

Médecins Sans Frontières travaille depuis 2012 dans le camp de réfugiés de Doro, dans le nord du Soudan du Sud, et a travaillé dans celui de Yida jusqu’en décembre 2019.

Les équipes de Médecins Sans Frontières offrent des soins de santé primaire aux migrants soudanais et à la population locale dans la clinique de Bunj, mais également des soins de santé secondaire dans celle de Doro, avec une maternité, des services d’hospitalisation et de traitement de la malnutrition.

À Yida, les équipes de MSF géraient un centre de santé primaire. Elles offraient en moyenne près de 4 000 consultations médicales par mois, avec notamment des vaccinations, et luttaient contre le paludisme. Huit ans après l’arrivée de nos équipes à Yida, le contexte s’est stabilisé et MSF a pu transférer ses activités fin décembre 2019 au ministère de la Santé et à ses partenaires, afin d’assurer une continuité des services de soins à la communauté de Yida et aux populations réfugiées.