Opération

Nigéria : assistance aux victimes indirectes du conflit dans l’Etat de Borno

© Sylvain Cherkaoui/COSMOS

Depuis 2014, Médecins Sans Frontières apporte une assistance médicale aux victimes du conflit qui oppose dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, l’armée nigériane aux groupes armés communément appelés Boko Haram.

Les équipes de Médecins Sans Frontières offrent aux populations des soins de santé primaire et secondaire, traitent la malnutrition infantile et dispensent des soins pédiatriques.

En 2016, une grande partie de la population de l’Etat de Borno ne peut subvenir à ses besoins, à cause du conflit entre l’armée nigériane et les groupes armés connus sous le nom de Boko Haram. Même dans Maiduguri, la capitale de cet Etat, la nourriture est difficilement accessible pour les déplacés.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

Depuis 2009, les populations du nord-est du Nigeria et des régions voisines sont victimes d’un conflit opposant les groupes armés communément appelés Boko Haram à l’armée nigériane. Le Borno, Etat frontalier du Niger, du Tchad et du Cameroun, compte plus de 1,48 million de personnes déplacées, (IOM, 2019). Une grande partie d’entre elles vivent à Maiduguri, les autres se trouvant dans des enclaves ou des villages difficiles d’accès. Toutes ces populations dépendent de l’aide humanitaire pour leur survie.

Notre intervention

Médecins Sans Frontières apporte une aide médicale aux populations déplacées dans le nord-est du Nigeria. 

Les équipes de Médecins Sans Frontières sont présentes à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno et dans d’autres villes contrôlées par l’armée comme Gwoza, Pulka, et Ngala. Elles interviennent aussi ponctuellement à Banki et Bama.

A Maiduguri, dans le quartier de Gwange, l’association gère un hôpital pédiatrique doté d’une unité de soins intensifs, avec une capacité de 80 lits, qui augmente en période d’épidémies, telles que la rougeole ou le paludisme durant la saison des pluies. Dans le quartier de Fori, MSF prend en charge les enfants souffrant de malnutrition dans  un centre de traitement nutritionnel intensif. 

A Gwosa et Pulka, des villes-garnison, les équipes de Médecins Sans Frontières dispensent des soins d’urgence et ont des services de chirurgie, elles traitent les victimes de violences sexuelles et fournissent aussi des soins de santé mentale auxquels s’ajoutent les soins de santé primaire à Pulka.

Par ailleurs, à Bama, Banki, Ngala, Rann et Pulka, une campagne de chimioprévention a été lancée pour lutter contre le paludisme chez les enfants.