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Opération

Mozambique : prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida et la tuberculose

© Aurelie Baumel/MSF

Médecins Sans Frontières soutient le ministère de la Santé  du Mozambique pour la prise charge des personnes affectées par le VIH/Sida et la tuberculose.

Les équipes de Médecins Sans Frontières travaillent notamment à Maputo, la capitale du Mozambique et dans les districts de Changara et Marara dans le nord-ouest du pays.

© MSF juillet 2017

5 minutes pour comprendre : pourquoi meurt-on encore du VIH en 2017 ?

Avec la généralisation des traitements antirétroviraux, le VIH est devenu une infection chronique avec laquelle on peut vivre longtemps et en relative bonne santé. La situation n’a donc plus rien à voir avec les cris d’alarme qu’on poussait il y a 15 ans. On a donc tendance à croire qu’aujourd’hui tout va bien, or ce n’est pas ce que nos équipes constatent sur nos terrains d’intervention. Si d’énormes progrès ont été réalisés dans la prise en charge du VIH, de nombreux patients séropositifs meurent encore, en Afrique notamment, comme avant l’introduction des antirétroviraux.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

Malgré les efforts pour endiguer l’épidémie de VIH/Sida, près de 1,8 million de personnes et 12,3 % des adultes de 15 à 49 ans sont séropositives au Mozambique (ONUSIDA, 2016). Dans ce pays d’environ 28 millions d’habitants, le taux d’infection est l’un des plus élevés au monde. La tuberculose est la première cause de mortalité des patients atteints de VIH/Sida.

Notre intervention

Médecins Sans Frontières offre une prise charge aux personnes affectées par le VIH/Sida et la tuberculose au Mozambique, à Maputo, la capitale du Mozambique et dans les districts de Changara et Marara dans le nord-ouest du pays.

Dans la capitale du Mozambique, Maputo, les équipes de Médecins Sans Frontières prennent en charge les patients séropositifs qui nécessitent un traitement antirétroviral de deuxième ou troisième ligne, et qui présentent des comorbidités spécifiques, comme le sarcome de Kaposi ou les hépatites virales. Elles fournissent également des traitements aux patients atteints de tuberculose multirésistante et ultrarésistante.

Dans les districts de Changara et Marara dans le nord-ouest du pays, l’association soutient le ministère de la Santé pour améliorer l’accès aux traitements antirétroviraux grâce à des modèles communautaires qui permettent de rapprocher les soins des patients.

Médecins Sans Frontières travaille également à développer des modèles de soins pour des groupes à risques, comme les travailleurs du sexe ou les homosexuels, tout au long de l’axe commercial qui relie le port de Beira, dans l’est du pays, à la province de Tete.