Opération

Eswatini (Swaziland) : prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida

16 février 2018
© Sven Torfinn

Médecins Sans Frontières soutient le ministère de la Santé pour la prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida et la tuberculose dans le Royaume d'Eswatini (anciennement appelé Swaziland).

Les équipes de Médecins Sans Frontières travaillent notamment dans les régions de Manzini et de Shiselweni.

© MSF juillet 2017

5 minutes pour comprendre : pourquoi le Sida tue encore en Afrique

Avec la généralisation des traitements antirétroviraux, le VIH est devenu une infection chronique avec laquelle on peut vivre longtemps et en relative bonne santé. La situation n’a donc plus rien à voir avec les cris d’alarme qu’on poussait il y a 15 ans. On a donc tendance à croire qu’aujourd’hui tout va bien, or ce n’est pas ce que nos équipes constatent sur nos terrains d’intervention. Si d’énormes progrès ont été réalisés dans la prise en charge du VIH, de nombreux patients séropositifs meurent encore, en Afrique notamment, comme avant l’introduction des antirétroviraux.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

L'Eswatini (anciennement appelé Swaziland) compte près de 220 000 personnes séropositives pour une population d’environ 1,3 million d’habitants. C’est un des pays les touchés au monde par l’épidémie de VIH/Sida : 27,2 % des adultes de 15 à 49 ans sont séropositifs (ONUSIDA, 2016). Selon les estimations, la progression du virus dans la population a diminué ces dernières années, et d’importants progrès ont été réalisés en terme d’accès aux traitements antirétroviraux. Des efforts restent néanmoins à faire concernant la prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida, aussi bien dans la prévention, le dépistage, l’accès aux soins que dans le suivi. Le pays est également durement touché par la tuberculose et possède l’un des taux les plus élevés d’Afrique concernant cette maladie.

Notre intervention

Médecins Sans Frontières soutient le ministère de la Santé pour la prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida et la tuberculose au royaume d'Eswatini (ex Swaziland).

En 2016, la stratégie « Tester et traiter », développée par Médecins Sans Frontières, notamment dans son programme de Nhlangano, dans le district de Shiselweni, est devenue la norme nationale de prise en charge du VIH/Sida après son adoption par le ministère de la Santé. Les personnes diagnostiquées séropositives peuvent désormais commencer un traitement antirétroviral immédiatement après leur dépistage, et augmenter ainsi les chances de voir leur infection contrôlée.

Les équipes de Médecins Sans Frontières travaillent, notamment à Moneni, dans le district de Manzini, à l’introduction de nouveaux médicaments pour lutter contre la tuberculose et ses formes résistantes : la bédaquiline et le délamanide. L’association soutient également le ministère de la Santé dans l’amélioration et la réduction du temps des traitements contre la tuberculose, notamment à Manzini.

Après le transfert des activités de dépistage et de traitement de première intention du VIH/Sida à AIDSFREE/PEPFAR à Shiselweni, Médecins Sans Frontières se concentre sur la prise en charge des traitements spécialisés, notamment pour les antirétroviraux de deuxième et de troisième intention.

À Matsapha, Médecins Sans Frontières offrent une prise en charge complète et intégrée aux personnes affectées par le VIH/Sida et la tuberculose, tout en explorant un nouveau modèle de prise en charge des maladies non transmissibles.