Opération

Afghanistan : soins de traumatologie à Kunduz

Fermée

13 mars 2018
© Victor J. Blue

Le 3 octobre 2015, à Kunduz en Afghanistan, l’hôpital de traumatologie de Médecins Sans Frontières est bombardé en pleine nuit par un avion appartenant à la coalition américaine. Cette attaque coûte la vie à 42 personnes, dont 24 patients, 4 accompagnateurs et 14 membres du personnel de MSF, auxquels s’ajoutent 37 blessés.

Médecins Sans Frontières offrait des soins spécialisés en traumatologie aux populations afghanes de la région de Kunduz.

Les équipes de Médecins Sans Frontières travaillaient dans l’hôpital de Kunduz dans le nord de l’Afghanistan, jusqu’à son bombardement et sa destruction par l’armée américaine en octobre 2015.

© MSF octobre 2016

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervenait ?

Médecins Sans Frontières décide en 2011 d’ouvrir un centre de traumatologie à Kunduz, pour répondre aux besoins des populations dans une région où les combats sont fréquents et les structures de santé rares. L’Afghanistan est ravagé par plus de 30 ans de guerre et malgré certaines améliorations l’accès aux soins de santé reste problématique dans le pays, notamment en raison d’un manque de personnel qualifié, du coût, de la sécurité, des barrières qui s’accentuent dans les régions rurales du pays.

L’hôpital de Kunduz était le seul centre de soins spécialisé en traumatologie dans cette région septentrionale de l’Afghanistan et les patients venaient des provinces voisines, comme Baghlan, Takhar et Badakhshan.

Notre intervention

Médecins Sans Frontières offrait des soins spécialisés en traumatologie aux populations afghanes dans son hôpital de Kunduz.

Les équipes de Médecins Sans Frontières offraient des soins chirurgicaux aux blessés de guerre ainsi qu’aux victimes d’accidents, pour des traumatismes crâniens modérés ou sévères par exemple. En 2014, l’association avait pris en charge plus de 22 000 patients et pratiqué près de 6 000 interventions chirurgicales. Environ 54 % des patients admis pour des traitements plus longs étaient des blessés de guerre, victimes d'explosions, de tirs ou d'attaques à la roquette.