Fonds d’urgence COVID-19

Donnez à nos équipes les moyens de faire face à l’épidémie et à ses conséquences sur nos terrains d’intervention.

Je donne

1er décembre: Journée mondiale de lutte contre le sida. Les tritérapies dans les pays en développement : c'est possible!

« Il faut vraiment que la part curative de la prise en charge du sida s'affirme », Dr Jean-Hervé Bradol.


Traitements hors de prix, précarité des structures sanitaires, personnel de santé peu qualifié ou inexistant, mauvais suivi des traitements et risques de résistances à la maladie... autant de raisons invoquées pour accepter l'idée qu'on ne pouvait pas, dans les pays à ressources limitées, traiter les malades par les trithérapies qui, dans les pays riches, maintiennent en vie des dizaines de milliers de patients.

« Jusqu'à présent, les politiques nationales de santé abordaient la question du sida uniquement sous l'angle de la prévention ou de l'information sur les modes de transmission de la maladie, dans ces pays» constate Jean-Hervé Bradol, président de Médecins Sans Frontières.

Confrontées quotidiennement au désarroi des populations touchées par la pandémie de sida, les équipes de Médecins Sans Frontières ont pris le parti de relever le défi. Cette année, au Malawi, en Thaïlande, au Cambodge, au Guatemala, en Afrique du Sud, au Cameroun et au Kenya, nous avons mis en place des programmes de traitement du sida avec des antirétroviraux, avec les autorités sanitaires locales.

« Pour l'instant, le suivi du traitement par nos patients est d'une qualité comparable à celui des patients dans les pays riches, aux Etats Unis ou en Europe, se réjouit Jean-Hervé Bradol. D'un point de vue humain, les résultats sont plutôt enthousiasmants. Je pense notamment à un de nos malades de Surin, en Thaïlande, qui était mourant. Aujourd'hui, il remonte à bicyclette !»

Convaincus par ces premiers résultats, qui démontrent la faisabilité de tels programmes dans les pays en développement, nous considérons qu'il est nécessaire de les généraliser. Avec d'autres, nous avons ouvert une brèche, mais n'avons pas pour vocation de développer ces programmes à l'échelle planétaire.

Il appartient aux Etats et aux institutions internationales, dont c'est le mandat, de mettre tous les moyens en œuvre pour y parvenir.

Rappelons que 40 millions de personnes sont actuellement infectées par le virus du sida dans le monde entier, dont 95 % vivent dans les pays en développement. En Afrique, 25 millions de personnes sont affectées. Quelques milliers seulement bénéficient des trithérapies.

À lire aussi