Offensive sur Hodeidah

Le chef de mission MSF au Yémen était sur RFI pour parler des afflux massifs de blessés dans les hôpitaux

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Guerre au Yémen : comment empêcher la catastrophe programmée ?

Michaël Neuman, directeur d'études au CRASH, en débattait dans l'émission 28 Minutes sur Arte.

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© MSF novembre 2018

Rwanda : "on n’arrête pas un génocide avec des médecins"

Le 7 avril 1994, les équipes MSF présentes à Kigali assistent à l'explosion de la violence. En quelques mois, le génocide des tutsis fera 800 000 morts.

Il y a vingt ans, l'équipe MSF présente à Kigali voit la ville sombrer dans la violence. Ce sont les premiers jours de ce que l'on appellera plus tard le génocide. Pour l'heure, l’équipe tente de venir en aide aux victimes. Mais elle est vite débordée.
Le 13 avril, une équipe chirurgicale MSF,  en collaboration avec le comité international de la Croix-Rouge, arrive pour la remplacer.

Pendant des mois, et à travers tout le pays, MSF va continuer son action au Rwanda. Ses principes humanitaires seront souvent bafoués par les génocidaires, qui n'ont pas hésité à poursuivre leurs massacres au sein des structures médicales, ciblant les patients comme les soignants.

Les équipes médicales sont confrontées quotidiennement à l'horreur. Quand elles réalisent que ces tueries sont en fait l'extermination programmée de tout un groupe, les limites de l'action humanitaire leur apparaissent plus clairement que jamais.
Pour la seule fois de son histoire, MSF demande publiquement une intervention armée, en rappelant une vérité toute simple : on n'arrête pas un génocide avec des médecins.

Vingt ans plus tard, les équipes restent profondément marquées par ce qu'elles ont vécu au Rwanda.

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