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Liberia : derrière le chaos, crises et interventions internationales

Fabrice Weissman(article paru dans le n°24 de la revue Relations Internationales et Stratégiques Paris IRIS 1996) Le 6 avril 1996 des combats éclatent à Monrovia mettant un terme au treizième accord de paix signé entre les factions libériennes. La

Fabrice Weissman(article paru dans le n°24 de la revue Relations Internationales et Stratégiques, Paris, IRIS, 1996) Le 6 avril 1996, des combats éclatent à Monrovia, mettant un terme au treizième accord de paix signé entre les factions libériennes. La trêve n'aura pas duré 8 mois. Jusqu'alors épargné par le conflit, le cœur de la capitale est pris d'assaut par les "fighters", ces jeunes combattants souvent drogués et pratiquant une violence extrême : images de pillages, de cadavres mutilés, de soldats sans uniformes affublés de gris-gris, d'enfants braquant leur AK-47 sur des « espions », de populations désespérées cherchant refuge sur d'improbables vaisseaux… Vu d'Europe ou des États-Unis, le Liberia donne l'impression d'un chaos incompréhensible où règne l'anarchie la plus totale. Consternées par l'horreur télévisuelle, certaines voix s'élèvent pour demander à la communauté internationale de mettre un terme à cette guerre sanglante qui en six ans a déjà fait 150.000 morts, provoqué la fuite des quatre cinquième de la population et réduit le pays à l'état de ruines.

Fabrice Weissman

(article paru dans le n°24 de la revue Relations Internationales et Stratégiques, Paris, IRIS, 1996)

Le 6 avril 1996, des combats éclatent à Monrovia, mettant un terme au treizième accord de paix signé entre les factions libériennes. La trêve n'aura pas duré 8 mois. Jusqu'alors épargné par le conflit, le cœur de la capitale est pris d'assaut par les "fighters", ces jeunes combattants souvent drogués et pratiquant une violence extrême : images de pillages, de cadavres mutilés, de soldats sans uniformes affublés de gris-gris, d'enfants braquant leur AK-47 sur des « espions », de populations désespérées cherchant refuge sur d'improbables vaisseaux… Vu d'Europe ou des États-Unis, le Liberia donne l'impression d'un chaos incompréhensible où règne l'anarchie la plus totale. Consternées par l'horreur télévisuelle, certaines voix s'élèvent pour demander à la communauté internationale de mettre un terme à cette guerre sanglante qui en six ans a déjà fait 150.000 morts, provoqué la fuite des quatre cinquième de la population et réduit le pays à l'état de ruines.

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