Conflit au Moyen-Orient : le point sur les activités MSF

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Médecins Sans Frontières (MSF) suit avec inquiétude l'escalade du conflit à travers le Moyen-Orient, depuis le 28 février et les premières frappes menées par les forces américaines et israéliennes en Iran, entraînant les représailles des forces iraniennes et de leurs alliés. MSF adapte ses programmes pour répondre à cette situation et suit de près l'évolution des besoins humanitaires.

Mis à jour le 18 mars 2026.

Selon les autorités libanaises, à la suite des bombardements incessants d'Israël, entre le 2 et le 13 mars, 687 personnes ont été tuées et 1 780 personnes ont été blessées, parmi lesquelles 20% étaient des enfants de moins de 18 ans.

Au Liban, des milliers de personnes ont été déplacées. « L'escalade du conflit survient après 15 mois d'un « accord de cessez-le-feu » qui n'a jamais apporté de véritable sécurité à la population libanaise », explique Francesca Quinto, responsable de programme chez MSF. « Les dernières frappes et les ordres d'évacuation dans toute la banlieue sud de Beyrouth et dans presque tout le sud du pays obligent encore plus de personnes à fuir. Et il n'y a aucun endroit sûr où aller. » 

Le 13 mars, les autorités ont fait état de 822 600 personnes déplacées à l'intérieur du pays enregistrées dans des centres d'hébergement collectifs et des logements privés.

Pour de nombreux habitants du sud du Liban et d'autres régions du pays, les ordres d'évacuation signifient revivre le traumatisme du déplacement. « Les familles qui commençaient lentement à se remettre des combats précédents sont maintenant contraintes de quitter leurs maisons. Certaines se retrouvent bloquées sur les routes avec des enfants, des parents âgés et des membres de leur famille malades, dans des conditions extrêmement difficiles », poursuit Francesca Quinto. 

Nos équipes en Iran et au Liban suivent l'évolution de la situation et évaluent comment apporter notre aide aux personnes touchées par cette flambée de violence. Dans les deux pays, MSF dispose de fournitures médicales prêtes à être déployées. 

Carte des interventions d'urgence MSF au Liban. 
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Carte des interventions d'urgence MSF au Liban.  © MSF

À travers le Liban, MSF a déployé 10 cliniques mobiles, à travers le pays, pour venir en aide aux personnes déplacées. Une clinique mobile nouvellement établie à Saïda, la troisième ville du Liban, dans le sud, a fourni plus de 70 consultations en une journée ainsi que des premiers secours psychologiques. Le 6 mars, une autre clinique mobile a été déployée à Barja, dans la région du Chouf, au Mont-Liban, où environ 10 000 personnes ont trouvé refuge. En quelques heures seulement, elle a assuré 72 consultations générales, 11 consultations en matière de santé sexuelle et reproductive et 13 séances de soutien psychologique. MSF a déployé une troisième clinique mobile à Bebnine, dans la région d'Akkar, au nord du Liban, traitant plus de 50 personnes déplacées du sud dès son premier jour d'activité. Le 7 mars, MSF a lancé des cliniques mobiles supplémentaires à Beyrouth et dans la région de la Bekaa pour venir en aide aux personnes déplacées à l'intérieur du pays, tout en mettant en place des lignes d'assistance téléphonique pour apporter un soutien psychologique aux personnes qui sont sur les routes ou qui ne peuvent pas accéder à ses services.

À Beyrouth, dans la Bekaa et dans le Chouf, MSF a déjà distribué 350 000 litres d'eau et plus de 7 tonnes de produits de première nécessité, tels que des couvertures et des kits d'hygiène, à des milliers de personnes déplacées, notamment des enfants et des personnes âgées.

Nos bases de Baalbek-Hermel et de Nabatiyeh, situés dans des zones durement touchées par les attaques, ont été transférées vers des zones plus sûres, en parallèle du renforcement de notre intervention d’urgence. Les équipes gèrent également des cliniques à Beyrouth et à Arsal, afin d'assurer la continuité des soins aux patients.

En Iran, avant le 28 février, MSF menait trois projets, fournissant des soins de santé essentiels aux personnes marginalisées, ainsi que des soins obstétricaux, le dépistage et le traitement des maladies infectieuses et un soutien en matière de santé mentale. Les frappes aériennes ont provoqué des difficultés opérationnelles. A cela s’ajoute le black-out total des communications qui rend extrêmement difficile d'obtenir des informations. Malgré cela, MSF a jusqu'à présent pu poursuivre certaines de ses activités. Notre clinique à Téhéran reste temporairement fermée en raison des bombardements intensifs. A Mashhad et Kerman nos cliniques sont toujours ouvertes, mais fonctionnent avec un personnel réduit.  

Nos équipes ont demandé l'autorisation des autorités pour renforcer les soins d'urgence en réponse aux besoins liés au conflit (ouverture de nos cliniques 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et soutien aux systèmes de santé locaux) et attendent leur réponse. 

Ailleurs dans la région, nos équipes à Gaza et en Cisjordanie continuent d‘apporter des soins médicaux et de santé mentale. En Irak, MSF dispose de fournitures médicales qui peuvent être déployées dans la région si nécessaire. Les activités de MSF en Syrie, en Jordanie et au Yémen se poursuivent également.

Notes

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