Opération

Niger : prise en charge pédiatrique dans le sud du pays

© Sarah Pierre/MSF

Depuis 2005, Médecins Sans Frontières offre une prise en charge pédiatrique intégrée dans les régions de Zinder, Maradi et Tahoua. 

Les équipes de Médecins Sans Frontières poursuivent un programme pédiatrique centré sur la gestion des principales causes de mortalité infantile, notamment la malnutrition et le paludisme, en mettant l’accent sur la prévention et la prise en charge des cas sévères. 

Au Niger, les mois qui précèdent la récolte d’octobre sont très difficiles. Beaucoup de familles ont déjà épuisé leurs stocks de nourriture et la saison des pluies, qui s’étend de juin à septembre, est aussi celle du pic annuel de paludisme. Aichatou a 2 ans. Elle a été admise à l'hôpital de Madaoua où MSF travaille. 

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

En baisse significative depuis plus de 20 ans, la mortalité des enfants de moins de 5 ans reste toutefois très élevée au Niger : elle est en moyenne de 96 décès pour 1 000 naissances vivantes (UNICEF, 2015). Chaque année, on estime à près d’un million le nombre d’enfants atteints de malnutrition, modérée ou sévère, notamment entre les mois de juillet et de novembre, lors de la recrudescence du paludisme. 

Pour Médecins Sans Frontières, la lutte contre la mortalité infantile au Niger passe par une approche globale et intégrée qui facilite l’accès aux soins pour les enfants atteints des maladies les plus courantes. L’association s’implique au niveau communautaire tout en appuyant la prise en charge hospitalière, en partenariat avec le ministère de la Santé publique.

Notre intervention

Depuis 2005, Médecins Sans Frontières offre une prise en charge pédiatrique intégrée dans le sud du Niger.

Dans les régions de Maradi et Zinder, en appui aux autorités sanitaires, Médecins Sans Frontières propose dans 16 centres de santé intégrés (CSI) et trois postes de santé une offre de soins qui combine le traitement thérapeutique ambulatoire de la malnutrition sévère, la détection des cas de paludisme et le traitement des autres maladies de l’enfance. Les cas les plus graves sont immédiatement pris en charge et placés dans des salles d’observation, avant d’être amenés à l’hôpital si leur état le nécessite. 

Dans six centres de santé intégrés du district de Madaoua, un dispositif d’appui est prévu par MSF pendant le pic dans le cas où une aide serait nécessaire pour faire face à un afflux de patients.

Dans ces régions, l’association est présente à la fois dans les unités pédiatriques des hôpitaux de référence, dans des centres de santé et de nombreux villages, par le biais d’agents communautaires, qui peuvent prendre en charge les cas de paludisme simples et référer les plus sévères.