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Diphtérie en Afrique de l’Ouest : une amélioration de la vaccination est nécessaire

Un membre du personnel médical prépare une dose d'anti-toxine contre la diphtérie. Nigeria. 2023. 
Un membre du personnel médical prépare une dose d'anti-toxine contre la diphtérie. Nigeria. 2023.  © MSF/Georg Gassauer

Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest font face à une propagation de la diphtérie, comme l’Algérie, la Mauritanie, la Guinée, le Niger ou encore le Nigeria, où les premiers cas ont été confirmés en décembre 2022. Cette maladie se développe dans un contexte de baisse des activités de vaccination, pourtant essentielles pour protéger les populations contre des maladies facilement évitables.

La protection contre la diphtérie, une infection bactérienne potentiellement mortelle, est normalement assurée grâce à des programmes de vaccination de routine. Cependant, dans de nombreux pays, les programmes de vaccination systématique ont été sous-financés et passés au second plan.

« Les nombreuses épidémies de rougeole apparues ces dernières années constituent un signal d'alarme clair indiquant que la vaccination systématique n'a pas atteint suffisamment d’enfants, déclare le Dr Dagemlidet Tesfaye Worku, responsable du programme médical d'urgence pour MSF en Côte d'Ivoire. Et maintenant, on observe une augmentation de la diphtérie, ce qui est encore plus inquiétant. »

Dans les pays touchés par cette épidémie en Afrique de l’Ouest, 65 % des patients n’ont jamais bénéficié d’une seule dose de vaccin. Et seul le Nigeria a lancé une campagne de vaccination de masse, qui permettrait notamment de lutter contre l’épidémie en cours. En conséquence, de nombreuses personnes, et en particulier les jeunes enfants, sont extrêmement vulnérables à la réémergence de maladies facilement évitables.

D’autre part, il existe une pénurie mondiale du médicament antitoxine qui permet de diminuer le risque de mortalité chez les personnes atteintes de diphtérie. On estime que le taux de mortalité de la maladie peut atteindre 30 à 40 % si les patients ne reçoivent pas de traitement approprié. « Des centaines de personnes sont mortes, déplore le Dr Dagemlidet Tesfaye Worku. Il faut une véritable intensification de la vaccination, dès que possible. Pour y parvenir, une augmentation importante de la production de vaccins contre la diphtérie est nécessaire. »

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