Opération

Niger : assistance aux déplacés et réfugiés dans la région de Diffa

© Juan Carlos Tomasi/MSF

Depuis 2014, Médecins Sans Frontières apporte une assistance médicale aux déplacés et réfugiés dans la région de Diffa au sud-est du Niger, qui fuient le conflit entre Boko Haram et l'armée.

Les équipes de Médecins Sans Frontières offrent des soins de santé primaire, sexuelle et reproductive et pédiatrique.

En juin 2016, Médecins Sans Frontières se rend dans la ville de Bama, dans l’Etat de Borno au nord du Nigeria, ville contrôlée par l’armée, enclavée en plein cœur d’une zone d’affrontement avec Boko Haram. Les équipes MSF y découvrent une situation sanitaire désastreuse pour des milliers de personnes, et des taux de malnutrition aigüe sévère extrêmement élevés. Fabrice Weissman, directeur d’étude au Crash (Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires), revient sur cette intervention (interview réalisée en mars 2018).

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

Les populations du nord-est du Nigéria et des régions frontalières sont victimes du conflit entre Boko Haram et les armées nigérianes et des pays voisins. Plus de 2,4 millions d'habitants (HCR, 2017) de cette région en guerre, qui s’étend désormais jusqu’aux pays frontaliers comme le Niger, le Tchad ou le Cameroun, sont déplacés ou réfugiés et vivent dans des enclaves ou des camps, avec un accès restreint à la nourriture et aux soins de santé. Ces populations sont dépendantes de l’aide humanitaire pour leur survie.

Notre intervention

Médecins Sans frontières collabore étroitement avec le ministère de la Santé pour fournir gratuitement des soins de santé primaire à la communauté locale, aux déplacés et aux réfugiés, et répondre aux urgences.

Les équipes de Médecins Sans Frontières travaillent dans le principal centre de santé maternelle et infantile de la ville de Diffa, dans l’hôpital de district de la ville de Nguigmi et dans plusieurs centres de santé des districts de Diffa, Nguigmi et Bosso.

A Maïné Soroa, l’association travaille dans l’hôpital de référence et offre des soins de santé primaire dans des zones difficilement accessibles, grâce à des cliniques mobiles.

Après les attaques perpétrées par Boko Haram le 3 juin 2016 à Bosso, l’association a déployé des cliniques mobiles dans la ville de Diffa pour répondre aux besoins des nouveaux déplacés. Les équipes ont également offert une assistance médicale et humanitaire sur le site de Gari Wanzam et à Kintchandi, où des dizaines de milliers de personnes s’étaient réfugiées après les attaques.