Opération

Bosnie : assistance aux migrants

© Anna Pantelia/MSF

Après une décennie de travail avec les populations touchées par les guerres des Balkans, Médecins Sans Frontières (MSF) met fin à son travail en Bosnie-Herzégovine en 2001. En 2018, l'association y retourne pour aider les migrants et les réfugiés fuyant la guerre et les persécutions au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique.

Le message de Zamir, bloqué en Bosnie avec sa famille

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

Depuis 2018, la Bosnie-Herzégovine voit un nombre significatif de personnes transiter par son territoire en raison de l'ouverture de nouvelles routes dans le nord des Balkans.

Ces personnes, venues pour la plupart du Pakistan, d’Afghanistan, de Syrie ou d’Irak, ont fui les conflits ou la pauvreté de leurs pays.

Les conditions de vie désastreuses, combinées à de violents refoulements de la part de la Croatie, ont fait de la Bosnie l'un des plus importants goulets d'étranglement migratoires en Europe.

Ainsi, ils sont des milliers à devoir s’abriter dans des camps de fortune et des squats informels le long de la frontière bosniaque avec la Croatie, où les conditions de vie sont déplorables.

Notre intervention

Depuis le mois d'août 2019, MSF, en collaboration avec le ministère bosniaque de la Santé, a relancé ses programmes médicaux sur deux sites dans cette partie de la Bosnie afin de répondre aux besoins de santé des migrants et des réfugiés qui séjournent en dehors des centres officiels, dont de nombreux mineurs non accompagnés.

Les équipes MSF dispensent des soins aux victimes de violences et de violences sexuelles, et assurent des consultations à des personnes qui, autrement, n'auraient pas accès à des soins médicaux. En coopération avec les autorités médicales locales, MSF gère une clinique mobile pour répondre aux besoins de santé les plus élémentaires et les plus urgents sur chaque site, ainsi que pour référer les cas plus complexes et urgents dans le canton voisin d'Una-Sana.

Au cours des hivers passés dans la région, MSF a traité des personnes souffrant d'hypothermie, d'engelures, et de maladies respiratoires.

Les équipes MSF sont également témoins des conséquences des violences commises par les gardes-frontières, qui sont régulièrement signalées par des migrants et des réfugiés tentant de traverser les frontières de la Serbie.