Soudan du Sud : réduire la mortalité infantile à Yida

MSF est le seul acteur médical présent dans le camp de réfugiés de Yida au Soudan du Sud. En l’espace de quelques mois la situation sanitaire s’y était considérablement dégradée. MSF a renforcé son intervention et début octobre le taux de mo
<p>MSF est le seul acteur médical présent dans le camp de réfugiés de Yida, au Soudan du Sud. En l’espace de quelques mois, la situation sanitaire s’y était considérablement dégradée. MSF a renforcé son intervention et début octobre le taux de mortalité à l’hôpital est tombé à 2%.</p> ©Eddy Mc Call /MSF

MSF est le seul acteur médical présent dans le camp de réfugiés de Yida, au Soudan du Sud. En l’espace de quelques mois, la situation sanitaire s’y était considérablement dégradée. MSF a renforcé son intervention et début octobre le taux de mortalité à l’hôpital est tombé à 2%.

Pour faire face à l’afflux de patients, MSF a quadruplé le nombre de lits d’hospitalisation : les lits sont fabriqués au fur et mesure pour pouvoir accueillir les nouveaux patients.

Patients, accompagnants, équipes soignantes, plusieurs centaines de personnes vivent au quotidien dans l’enceinte de l’hôpital.

La malnutrition est l’une des principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Quand leur état est particulièrement critique, ils sont admis au centre thérapeutique nutritionnel intensif de l’hôpital.

Mère et enfant au centre thérapeutique nutritionnel intensif de l'hôpital.

Avec la saison des pluies, les maladies liées au manque d’hygiène et d’eau propre se propagent rapidement. Les cas de diarrhées se sont multipliés et sont souvent à l’origine de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans.

Pour pouvoir soigner plus d’enfants modérément malnutris et leur éviter de sombrer dans un état trop critique, Médecins Sans Frontières les prend en charge plus tôt grâce aux quatre centres nutritionnels ambulatoires mis en place dans le camp. 3000 enfants y sont reçus en consultation chaque semaine.

Les enfants sont examinés, pesés, mesurés jusqu’à leur guérison.

Pour augmenter nos capacités de prise en charge, des sessions de formation sont organisées, comme ici pour peser un enfant au cours d’une consultation de suivi en ambulatoire.

Les mamans reçoivent également une ration hebdomadaire d’aliments thérapeutiques enrichis en lait et en nutriments essentiels qu’elles peuvent donner elles-mêmes à leurs enfants. Déléguer ce type de soins aux mères permet d’éviter l’hospitalisation et de guérir un plus grand nombre d’enfants malnutris.

Pour renforcer la prévention et prendre en charge les enfants malades le plus tôt possible, les équipes MSF sont aussi présentes aux point d’enregistrement des nouveaux arrivants : à leur arrivée, tous les enfants sont dépistés pour la malnutrition, vaccinés contre la rougeole et reçoivent une dose de vitamine A.

Construire des pompes et distribuer des jerricans propres ont été deux activités importantes pour prévenir les maladies liées au manque d’hygiène dans le camp, et notamment les diarrhées.

MSF a également construit plusieurs dizaines de latrines en faisant transporter le matériel par hélicoptère.

Yida est complètement isolé pendant la saison des pluies. L’approvisionnement ne peut donc se faire que par voie aérienne.

Aujourd’hui, la mortalité dans le camp de Yida a chuté, mais les réfugiés dépendent entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.

Si les enfants de Yida ont aujourd’hui retrouvé le sourire, la situation reste très préoccupante. La fin de la saison de pluies laisse présager non seulement une recrudescence du paludisme, mais aussi un nouvel afflux de réfugiés restés bloqués de l’autre côté de la frontière. MSF reste donc en alerte et a toujours besoin de vous !

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MSF est le seul acteur médical présent dans le camp de réfugiés de Yida, au Soudan du Sud. En l’espace de quelques mois, la situation sanitaire s’y était considérablement dégradée. MSF a renforcé son intervention et début octobre le taux de mortalité à l’hôpital est tombé à 2%.

Pour faire face à l’afflux de patients, MSF a quadruplé le nombre de lits d’hospitalisation : les lits sont fabriqués au fur et mesure pour pouvoir accueillir les nouveaux patients.

Patients, accompagnants, équipes soignantes, plusieurs centaines de personnes vivent au quotidien dans l’enceinte de l’hôpital.

La malnutrition est l’une des principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Quand leur état est particulièrement critique, ils sont admis au centre thérapeutique nutritionnel intensif de l’hôpital.

Mère et enfant au centre thérapeutique nutritionnel intensif de l'hôpital.

Avec la saison des pluies, les maladies liées au manque d’hygiène et d’eau propre se propagent rapidement. Les cas de diarrhées se sont multipliés et sont souvent à l’origine de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans.

Pour pouvoir soigner plus d’enfants modérément malnutris et leur éviter de sombrer dans un état trop critique, Médecins Sans Frontières les prend en charge plus tôt grâce aux quatre centres nutritionnels ambulatoires mis en place dans le camp. 3000 enfants y sont reçus en consultation chaque semaine.

Les enfants sont examinés, pesés, mesurés jusqu’à leur guérison.

Pour augmenter nos capacités de prise en charge, des sessions de formation sont organisées, comme ici pour peser un enfant au cours d’une consultation de suivi en ambulatoire.

Les mamans reçoivent également une ration hebdomadaire d’aliments thérapeutiques enrichis en lait et en nutriments essentiels qu’elles peuvent donner elles-mêmes à leurs enfants. Déléguer ce type de soins aux mères permet d’éviter l’hospitalisation et de guérir un plus grand nombre d’enfants malnutris.

Pour renforcer la prévention et prendre en charge les enfants malades le plus tôt possible, les équipes MSF sont aussi présentes aux point d’enregistrement des nouveaux arrivants : à leur arrivée, tous les enfants sont dépistés pour la malnutrition, vaccinés contre la rougeole et reçoivent une dose de vitamine A.

Construire des pompes et distribuer des jerricans propres ont été deux activités importantes pour prévenir les maladies liées au manque d’hygiène dans le camp, et notamment les diarrhées.

MSF a également construit plusieurs dizaines de latrines en faisant transporter le matériel par hélicoptère.

Yida est complètement isolé pendant la saison des pluies. L’approvisionnement ne peut donc se faire que par voie aérienne.

Aujourd’hui, la mortalité dans le camp de Yida a chuté, mais les réfugiés dépendent entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.

Si les enfants de Yida ont aujourd’hui retrouvé le sourire, la situation reste très préoccupante. La fin de la saison de pluies laisse présager non seulement une recrudescence du paludisme, mais aussi un nouvel afflux de réfugiés restés bloqués de l’autre côté de la frontière. MSF reste donc en alerte et a toujours besoin de vous !

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