Malnutrition en Ethiopie : Déploiement de l’intervention d’urgence

Certains enfants sévèrement malnutris ont besoin d'être nourris par sonde naso gastrique
Certains enfants sévèrement malnutris ont besoin d'être nourris par sonde naso-gastrique ©Elena Torta/MSF

MSF a admis plus de 4.000 enfants sévèrement sous-alimentés ces quatre dernières semaines, dans ses programmes nutritionnels à Oromo et dans la Région des Nations, Nationalités et Peuples du Sud (SNNPR) au sud de l’Ethiopie.

Près de mille enfants ont été admis dans les centres de stabilisation MSF de la région d’Oromo, à Ropi, Senbete et Shashemene. Ces centres sont destinés à des enfants qui souffrent de complications, comme un paludisme sévère, en plus de la malnutrition sévère. Ils ont besoin d’un suivi médical étroit. De plus, 11 centres ambulatoires permettent une prise en charge simplifiée pour les enfants sévèrement malnutris qui ne souffrent pas de complications. Ils consomment chez eux des rations de nourriture thérapeutique et sont examinés par l’équipe médicale de MSF une fois par semaine.

Des dizaines d’enfants par jour. Le 2 juin, les équipes MSF ont aussi commencé à travailler dans la région de Kambata (zone SNNPR). Un centre de stabilisation a été ouvert dans le district de Kachabira. Le 13 juin, 150 enfants y étaient hospitalisés. Quatre programmes thérapeutiques ambulatoires ont également été établis, deux dans le district de Kachabira et deux dans le district de Hadero. Ces deux dernières semaines, plus de 900 enfants sévèrement sous-alimentés ont été admis au sein de ces programmes et reçoivent de la nourriture thérapeutique.

Dans les jours à venir, MSF continuera à étendre ses activités en augmentant le nombre de programme thérapeutiques ambulatoires dans ces deux régions tout en menant des évaluations afin d’identifier les zones les plus vulnérables.

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