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Libye : L’accès aux populations piégées par les combats se restreint davantage

Des manifestants à Benghazi en Libye le 15 mars 2011
Des manifestants à Benghazi, en Libye, le 15 mars 2011 © REUTERS / Esam al-Fetori

Alors que les combats à l'est de la Libye s'intensifient à nouveau, MSF est contrainte de retirer son personnel de Benghazi. Les équipes se sont repliées à Alexandrie, en Égypte. Elles vont toutefois tenter de continuer à aider les centres de santé libyens, principalement en envoyant des médicaments et du matériel médical. À ce jour, MSF a fournit 33 tonnes de matériel médical.

En raison des conditions actuelles de sécurité en Libye, les équipes médicales MSF sont en effet dans l'impossibilité de se déplacer sans danger dans les zones en proie aux combats, où les besoins sont les plus importants. La semaine dernière, à deux reprises, une équipe MSF se dirigeant vers Ras Lanouf - une des zones les plus durement touchées par les affrontements - a été forcée de rebrousser chemin à cause de l'insécurité. De même, une équipe à Brega, qui prévoyait de mettre en place une petite salle d'opération, a dû arrêter ses activités parce que la ligne de front de déplaçait vers l'est. Actuellement, l'équipe chirurgicale est également en attente à Alexandrie.

MSF maintient ses efforts pour entrer en Libye par la frontière ouest, afin d'apporter une aide aux populations piégées par les combats et plus particulièrement aux blessés. Néanmoins, les autorités libyennes continuent d'interdire l'accès au pays depuis la frontière tunisienne et cela depuis que l'équipe de MSF est arrivée le 23 février.

Une équipe MSF de 25 personnes mène des activités à Ras Jedir et Dehiba, deux postes frontières entre la Libye et la Tunisie. Bien que les migrants en provenance de Libye soient moins nombreux au poste de Dehiba, plus au sud, une petite équipe de médecins et de psychologues y est présente pour apporter une aide aux arrivants. À Ras Jedir, où l'afflux de population est beaucoup plus élevé, MSF a installé deux tentes : une directement à la frontière et l'autre sur le camp de transit. Environ 18 000 personnes ont trouvé refuge dans le camp en attendant leur rapatriement ou leur relocalisation.

Avec l'appui de nombreuses organisations internationales, les Tunisiens couvrent l'essentiel des besoins médico-humanitaires immédiats au niveau de la frontière. Depuis le 4 mars, MSF a néanmoins mis en place un programme de santé mentale après avoir observé des besoins dans ce domaine. En effet, la plupart des migrants déclarent avoir été témoins ou victimes de violences, de formes et degrés divers, lorsqu'ils étaient en Libye et cherchaient à rejoindre la Tunisie. En outre, ils redoutent un avenir incertain. Ces activités psychosociales aident les migrants à surmonter ces épreuves et à réduire leur souffrance pendant qu'ils sont en transit. Les psychologues mènent des consultations individuelles ainsi que des sessions de groupe.

 

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