Fonds d’urgence COVID-19

Donnez à nos équipes les moyens de faire face à l’épidémie et à ses conséquences sur nos terrains d’intervention.

Je donne

Haïti : Né sur un toit pendant la tempête

Le passage de deux tempêtes tropicales et d'un ouragan ces dernières semaines sur Haïti a aggravé une situation déjà fragile tant sur le plan sanitaire que socio économique. Le bilan provisoire fait état de 326 morts 50 disparus et 190 blessés.
<p>Le passage de deux tempêtes tropicales et d'un ouragan ces dernières semaines sur Haïti a aggravé une situation déjà fragile tant sur le plan sanitaire que socio-économique. Le bilan provisoire fait état de 326 morts, 50 disparus et 190 blessés.</p>

Le passage de deux tempêtes tropicales et d'un ouragan ces dernières semaines sur Haïti a aggravé une situation déjà fragile tant sur le plan sanitaire que socio-économique. Le bilan provisoire fait état de 326 morts, 50 disparus et 190 blessés.

Lionel, un charpentier de 22 ans, s'endort auprès de son bébé, à la clinique MSF de Raboteau, aux Gonaïves. L'enfant est né durant la tempête tropicale Hanna, le 2 septembre, alors que Lionel et sa femme s'étaient réfugiés sur le toit d'une des maisons les plus élevées du quartier. © Francois Servranckx/MSF

Avec eux, 25 autres personnes sont restées coincés sur ce toit pendant cinq jours, au-dessus des rues inondées. Sans eau ni nourriture. Des personnes qui avaient cherché refuge sur des bâtiments moins élevés ont été emportées par le courant.

L'eau se retire progressivement mais une bonne partie de la ville des Gonaïves est encore inondée. Lionel et sa famille ont perdu leur maison et tous leurs biens. Ils sont hébergés chez des amis. Environ 50.000 personnes sont sans-abris dans la ville.

La clinique de Raboteau est une des seules structures de santé fonctionnelle dans cette ville qui compte habituellement 300.000 habitants. Ceux qui étaient partis reviennent progressivement alors que les besoins sont très importants, particulièrement pour l'eau potable et la nourriture.

Les consultations pour les enfants augmentent. Soigné une première fois pour déshydratation, le bébé de Lionel est revenu au centre de santé de Raboteau quelques jours plus tard. Il souffrait cette fois d'une infection du cordon ombilical. De plus, sa mère, elle-même malade, était trop faible pour le nourrir. 

L'équipe MSF a soigné plus de 700 patients. « Nous faisons de notre mieux ici », explique le docteur Vladimir Gratia, « mais si les conditions d'hygiène ne s'améliorent pas, la situation va empirer ».

Deux rampes de distribution d'eau potable ont été installés par l'équipe au centre de santé. L'approvisionnement en eau propre est un problème dans toute la ville. Comme aux Gonaïves, de nombreuses zones ont subi de gros dégâts suite au cumul des tempêtes et ouragan.

D'autres équipes de Médecins Sans Frontières évaluent les besoins dans des zones isolées de l'Artibonite. Mais l'accès est encore impossible dans de nombreux endroits de cette région ainsi que celles du sud et du sud-est.
Photos:© Francois Servranckx/MSF

1 / 9

Le passage de deux tempêtes tropicales et d'un ouragan ces dernières semaines sur Haïti a aggravé une situation déjà fragile tant sur le plan sanitaire que socio-économique. Le bilan provisoire fait état de 326 morts, 50 disparus et 190 blessés.

Lionel, un charpentier de 22 ans, s'endort auprès de son bébé, à la clinique MSF de Raboteau, aux Gonaïves. L'enfant est né durant la tempête tropicale Hanna, le 2 septembre, alors que Lionel et sa femme s'étaient réfugiés sur le toit d'une des maisons les plus élevées du quartier. © Francois Servranckx/MSF

Avec eux, 25 autres personnes sont restées coincés sur ce toit pendant cinq jours, au-dessus des rues inondées. Sans eau ni nourriture. Des personnes qui avaient cherché refuge sur des bâtiments moins élevés ont été emportées par le courant.

L'eau se retire progressivement mais une bonne partie de la ville des Gonaïves est encore inondée. Lionel et sa famille ont perdu leur maison et tous leurs biens. Ils sont hébergés chez des amis. Environ 50.000 personnes sont sans-abris dans la ville.

La clinique de Raboteau est une des seules structures de santé fonctionnelle dans cette ville qui compte habituellement 300.000 habitants. Ceux qui étaient partis reviennent progressivement alors que les besoins sont très importants, particulièrement pour l'eau potable et la nourriture.

Les consultations pour les enfants augmentent. Soigné une première fois pour déshydratation, le bébé de Lionel est revenu au centre de santé de Raboteau quelques jours plus tard. Il souffrait cette fois d'une infection du cordon ombilical. De plus, sa mère, elle-même malade, était trop faible pour le nourrir. 

L'équipe MSF a soigné plus de 700 patients. « Nous faisons de notre mieux ici », explique le docteur Vladimir Gratia, « mais si les conditions d'hygiène ne s'améliorent pas, la situation va empirer ».

Deux rampes de distribution d'eau potable ont été installés par l'équipe au centre de santé. L'approvisionnement en eau propre est un problème dans toute la ville. Comme aux Gonaïves, de nombreuses zones ont subi de gros dégâts suite au cumul des tempêtes et ouragan.

D'autres équipes de Médecins Sans Frontières évaluent les besoins dans des zones isolées de l'Artibonite. Mais l'accès est encore impossible dans de nombreux endroits de cette région ainsi que celles du sud et du sud-est.
Photos:© Francois Servranckx/MSF

1 / 9

À lire aussi