Diffa, Niger : une région dévastée par la crise de Boko Haram

Plus de 240 000 personnes déplacées et réfugiées vivent actuellement dans la région de Diffa au sud est du Niger. Leurs vies ont été bouleversées par le conflit entre Boko Haram et les armées de la région qui a déplacé plus de 2 6 millions
<p>Plus de 240 000 personnes déplacées et réfugiées vivent actuellement dans la région de Diffa, au sud-est du Niger. Leurs vies ont été bouleversées par le conflit entre Boko Haram et les armées de la région, qui a déplacé plus de 2,6 millions de personnes dans le bassin du lac Tchad.</p> ©Juan Carlos Tomasi/MSF, Niger, février 2017

Plus de 240 000 personnes déplacées et réfugiées vivent actuellement dans la région de Diffa, au sud-est du Niger. Leurs vies ont été bouleversées par le conflit entre Boko Haram et les armées de la région, qui a déplacé plus de 2,6 millions de personnes dans le bassin du lac Tchad.

Une communauté de déplacés des îles du lac Tchad comptant plus de 8 000 personnes vit actuellement sur le site de Garin Wazam. « Boko Haram a volé une partie du bétail, et nous avons perdu l’autre en raison de notre départ », explique le chef de la communauté.  

Les sites de Garin Wazam et de Kintchandi ont été créés en juin 2016, lorsque des dizaines de milliers de déplacés furent contraints de fuir l’attaque de la localité de Bosso, très proche de la frontière avec le Nigeria. La plupart d’entre eux étaient déjà des déplacés.

Point d’eau à Garin Wazam. En dépit de l’aide humanitaire, les conditions de vie restent difficiles dans les camps, et les besoins fondamentaux ne sont pas tous couverts. Le manque d’eau, de latrines et de nourriture, de qualité et en quantité suffisante, sont les principaux problèmes.

École à Garin Wazam. Selon les données de l’ONU, 30 écoles restent fermées à Diffa à cause du conflit, et les rares qui maintiennent leurs activités ne disposent pas de l’équipement de base. L’accès à l’éducation a également été considérablement limité ces dernières années dans la région.

Le goudronnage de la route nationale numéro un qui traverse la région de Diffa s’achève peu après Kintchandi, où elle devient un chemin de terre. De nombreuses personnes ont trouvé refuge de part et d’autre de la RN1. Outre les sites  les plus importants de Kintchandi et Garin Wazam, il en existe plusieurs autres de plus petite taille, le long de la route.

L’accès à la santé est également un besoin qui n’est pas toujours couvert à Diffa. En dehors des sites et localités où travaille Médecins Sans Frontières, la population doit payer pour les services de santé, un facteur limitant majeur en raison des faibles ressources de la population.

Il y a plus de deux ans que la région de Diffa fait face à cette crise humanitaire, et des centaines de milliers de personnes dépendent entièrement de l’aide humanitaire.
EN SAVOIR PLUS ► Consultez notre dossier consacré à la crise autour du lac Tchad

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Plus de 240 000 personnes déplacées et réfugiées vivent actuellement dans la région de Diffa, au sud-est du Niger. Leurs vies ont été bouleversées par le conflit entre Boko Haram et les armées de la région, qui a déplacé plus de 2,6 millions de personnes dans le bassin du lac Tchad.

Une communauté de déplacés des îles du lac Tchad comptant plus de 8 000 personnes vit actuellement sur le site de Garin Wazam. « Boko Haram a volé une partie du bétail, et nous avons perdu l’autre en raison de notre départ », explique le chef de la communauté.  

Les sites de Garin Wazam et de Kintchandi ont été créés en juin 2016, lorsque des dizaines de milliers de déplacés furent contraints de fuir l’attaque de la localité de Bosso, très proche de la frontière avec le Nigeria. La plupart d’entre eux étaient déjà des déplacés.

Point d’eau à Garin Wazam. En dépit de l’aide humanitaire, les conditions de vie restent difficiles dans les camps, et les besoins fondamentaux ne sont pas tous couverts. Le manque d’eau, de latrines et de nourriture, de qualité et en quantité suffisante, sont les principaux problèmes.

École à Garin Wazam. Selon les données de l’ONU, 30 écoles restent fermées à Diffa à cause du conflit, et les rares qui maintiennent leurs activités ne disposent pas de l’équipement de base. L’accès à l’éducation a également été considérablement limité ces dernières années dans la région.

Le goudronnage de la route nationale numéro un qui traverse la région de Diffa s’achève peu après Kintchandi, où elle devient un chemin de terre. De nombreuses personnes ont trouvé refuge de part et d’autre de la RN1. Outre les sites  les plus importants de Kintchandi et Garin Wazam, il en existe plusieurs autres de plus petite taille, le long de la route.

L’accès à la santé est également un besoin qui n’est pas toujours couvert à Diffa. En dehors des sites et localités où travaille Médecins Sans Frontières, la population doit payer pour les services de santé, un facteur limitant majeur en raison des faibles ressources de la population.

Il y a plus de deux ans que la région de Diffa fait face à cette crise humanitaire, et des centaines de milliers de personnes dépendent entièrement de l’aide humanitaire.
EN SAVOIR PLUS ► Consultez notre dossier consacré à la crise autour du lac Tchad

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