Opération

Guinée : prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida

08 mars 2018
© Ikram N'Gadi

Médecins Sans Frontières soutient les activités de prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida en Guinée.

Nos équipes travaillent dans la ville de Conakry, capitale de la Guinée, et dans sa région.

© MSF juillet 2017

5 minutes pour comprendre : pourquoi meurt-on encore du VIH en 2017 ?

Avec la généralisation des traitements antirétroviraux, le VIH est devenu une infection chronique avec laquelle on peut vivre longtemps et en relative bonne santé. La situation n’a donc plus rien à voir avec les cris d’alarme qu’on poussait il y a 15 ans. On a donc tendance à croire qu’aujourd’hui tout va bien, or ce n’est pas ce que nos équipes constatent sur nos terrains d’intervention. Si d’énormes progrès ont été réalisés dans la prise en charge du VIH, de nombreux patients séropositifs meurent encore, en Afrique notamment, comme avant l’introduction des antirétroviraux.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

La prévalence du VIH/Sida en Guinée est relativement faible : on compte environ 120 000 personnes séropositives, soit environ 1,7 % des habitants du pays (ONUSIDA, 2016). Pourtant, seul un tiers de ces personnes reçoivent des traitements antirétroviraux, qui permettent aux séropositifs de se maintenir en vie, notamment en raison des fréquentes ruptures de stocks. Dans les hôpitaux soutenus par Médecins Sans Frontières, l’association recense des taux de mortalité très élevés, qui peuvent atteindre 40 %, parmi ses patients. Ils arrivent en effet souvent à un stade extrêmement avancé de la maladie.

Notre intervention

Médecins Sans Frontières soutient les activités de prise en charge des personnes affectées par le VIH/Sida en Guinée, à Conakry et sa région.

Les équipes de Médecins Sans Frontières offrent une prise en charge aux personnes affectées par le VIH/Sida dans six centres de santé du ministère de la Santé à Conakry, avec un soutien psychosocial, le traitement des infections opportunistes, des formations pratiques et de l’accompagnement au personnel de santé notamment. L’association a mis en place avec succès une stratégie de renouvellement appelée R6M, qui consiste à donner aux patients stables un stock de traitement ARV pour six mois, contre un seul mois auparavant.

En novembre 2016, Médecins Sans Frontières ouvre en collaboration avec le ministère de la Santé un hôpital à Conakry, dédié aux personnes séropositives atteintes du sarcome de Kaposi et de la méningite à cryptocoque, et travaille également à l’amélioration de la qualité des soins.