Opération

Burkina Faso : assistance aux déplacés

© Noelie Sawadogo/MSF

Dans un contexte de violences et d'insécurité croissantes, Médecins Sans Frontières intervient au Burkina Faso en soutien aux populations déplacées par le conflit qui touche le nord du pays.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

La détérioration extrêmement rapide de la situation sécuritaire à partir de 2018 a plongé le Burkina Faso dans une crise sans précédent. Dans les zones les plus touchées, situées dans le nord du pays, la violence est quotidienne et les besoins humanitaires sont immenses, alors que le nombre d'acteurs présents sur place est limité. Fin 2018, près de 48 000 personnes étaient déplacées à l'intérieur du pays. Fin 2019, elles étaient 560 000 et leur nombre début 2020 est passé à plus de 780 000. 

Notre intervention

Soutien aux populations déplacées

Avec le conflit, la plupart des établissements médicaux des régions du Sahel, du Centre-Nord et du Nord ont fermé ou peinent à fonctionner. En 2019, MSF augmente le niveau de ses activités dans l'ensemble du pays. Ainsi, en 2020, MSF est présente à Djibo, Gorom-Gorom, Titao, Ouindigui, Barsalogho, Fada N'Gourma, Nagare, Matiacoali et Gayeri, pour assurer l'accès aux soins de santé de base et secondaires. 

Les équipes MSF à Titao fournissent des soins de santé primaires, ainsi qu'un approvisionnement en eau potable aux personnes déplacées par le conflit. MSF distribue des kits de produits de première nécessité, nourriture, produits d'hygiène et de la vie quotidienne, à Titao et Ouindigui. Les autorités et le Programme alimentaire mondial ont commencé les distributions de nourriture dans le pays, mais jusqu'à présent, ces distributions n'ont atteint qu'une partie des personnes touchées et contiennent peu d'aliments pouvant empêcher la dégradation nutritionnelle. De nombreuses personnes vivent dans des zones où l'activité militaire est si intense que MSF ne peut pas les atteindre. Bahn et Solé au nord de Titao, près de la frontière malienne, en sont deux exemples.

Prévenir et endiguer l'épidémie de Covid-19

Les premiers cas sont apparus à Ouagadougou le 9 mars 2020. Ces personnes avaient été infectées par le coronavirus en France, avant que le virus ne se propage davantage : 40 cas de Covid-19 avaient déjà été confirmés au Burkina Faso au 20 mars. Même à Ouagadougou, la capacité de réaction à un afflux critique de Covid-19 est limitée, sans parler des régions touchées par les conflits.

Les équipes MSF sont en contact avec les autorités pour évaluer comment aider à contenir l'épidémie de coronavirus, détecter et gérer les cas. Dans ce type d'épidémie, les travailleurs de la santé sont en première ligne. Il est essentiel de s'assurer qu'ils sont protégés contre le risque d'infection et qu'ils reçoivent des soins médicaux adéquats en cas de besoin.