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Vaccin PCV : MSF salue la décision de GSK de réduire le prix pour les enfants les plus vulnérables

Campagne de vaccination contre le pneumocoque dans le camp de Yida au Soudan du Sud en 2013. Yann Libessart/MSF
Campagne de vaccination contre le pneumocoque dans le camp de Yida, au Soudan du Sud, en 2013. © Yann Libessart/MSF ©Yann Libessart/MSF

MSF demande à Pfizer de suivre l’exemple de GSK en offrant un accès au prix le plus bas pour les organisations humanitaires.

MSF salue la décision du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) de réduire le prix de son vaccin conjugué contre le pneumocoque pour les organisations qui interviennent auprès des enfants réfugiés ou affectés par des crises humanitaires. Depuis sept ans, MSF a mené des négociations avec GSK et Pfizer – les deux seuls producteurs du vaccin conjugué contre le pneumocoque – pour avoir accès à un prix plus abordable. La réduction de prix annoncée par GSK représente une avancée majeure en vue de l’immunisation des enfants auprès desquels interviennent les acteurs humanitaires comme MSF.

MSF espère que Pfizer suivra l’example de GSK, et que les deux laboratoires réduiront également le prix de leurs vaccins dans tous les pays en développement qui n’ont aujourd’hui pas les moyens d’introduire le PCV dans les programmes de vaccination de routine.

« La décision de GSK représente une avancée majeur pour l’amélioration de la santé des enfants en situation d’urgence, précise le Dr. Joanne Liu, présidente internationale de MSF. Grâce à cette réduction du prix, nos équipes pourront enfin développer leurs activités d’immunisation des enfants contre la pneumonie. Mais il faut que GSK élargisse ses efforts et diminue le prix du vaccin dans les pays en développement qui ne peuvent toujours pas protéger leurs enfants contre cette maladie meurtrière ».

Les pneumonies sont responsables de près d’un million de décès d’enfants par an, et représentent la première cause de mortalité infantile dans le monde. Les enfants affectés par des crises humanitaires, comme ceux vivant dans des zones de conflit ou touchées par des crises humanitaires, sont particulièrement exposés à la pneumonie. Les équipes médicales de MSF sont souvent confrontées aux conséquences de cette maladie, qu’il est pourtant possible de prévenir par la vaccination.

MSF et les autres organisations humanitaires n’ont jamais pu acheter des vaccins contre le pneumocoque à un prix abordable : il y a quelques mois, MSF a ainsi payé 60 euros (plus de 68 dollars) par dose pour le vaccin de Pfizer, lors d’une campagne de vaccination menée auprès d’enfants réfugiés en Grèce. Ce prix est 20 fois plus cher que le prix subventionné pratiqué dans les pays à faible revenus.

En avril, MSF a remis une pétition qui a récolté plus de 416 000 signatures dans 170 pays, pour demander à GSK et Pfizer de réduire le prix du vaccin contre le pneumocoque à 5 dollars par enfant (pour trois doses du vaccin) pour les enfants affectés par des crises humanitaires et dans tous les pays en développement.

Lors de son annonce d’hier, GSK s’est engagé à proposer aux organisations humanitaires son vaccin PCV à 9 dollars par enfant (3,05 dollars par dose), ce qui élimine un obstacle majeur dans l’accès à ce vaccin pour les humanitaires. Mais le vaccin produit par Pfizer, le PCV 13-valent, demeure un outil incontournable dans de nombreux pays d’intervention de MSF et d’autres organisations. Or Pfizer continue de refuser de diminuer le prix de son vaccin pour les acteurs humanitaires.

« Il faut que Pfizer suive l’exemple de GSK, et qu’il participe au développement d'une solution plus générale, en proposant aussi le prix global le plus bas aux acteurs humanitaires », poursuit le Dr. Liu. Au lieu de diminuer le prix pour les organisations humanitaires, Pfizer n’a offert pour l’heure qu’un programme de donations. MSF souhaite avoir accès aux vaccins à des prix abordables et de façon durable, afin d’éviter que la santé des enfants les plus vulnérables ne dépende des gestes de bonne volonté des laboratoires.

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