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Gaza après la guerre

Les dégâts matériel consécutifs à la guerre ont été considérables.
Les dégâts matériel consécutifs à la guerre ont été considérables. © Bruno Stevens /Cosmos

Le 27 décembre 2008, l'opération militaire israélienne "Plomb durci" était lancée sur la bande de Gaza. Volontaires expatriés, personnel palestinien et patients reviennent sur les conséquences aujourd'hui de la guerre.

Commencée le 27 décembre 2008, l'opération militaire israélienne "Plomb durci" s'est caractérisée par des raids et des bombardements aériens intensifs sur la bande de Gaza, ainsi que par une offensive terrestre lancée le 3 janvier 2009. L'objectif déclaré d'Israël était de mettre fin aux tirs de roquettes vers le sud du territoire israélien et à l'approvisionnement du Hamas en armes, notamment en détruisant les tunnels creusés sous la frontière égyptienne.

Après 22 jours d'offensive, la guerre de Gaza prend fin le 18 janvier 2009. Le bilan est lourd : 1 300 Palestiniens tués (parmi lesquels 900 civils dont 300 enfants) et environ 5 300 blessés. Avec la guerre, l'accès aux soins a été fortement entravé. Dans les hôpitaux, beaucoup de patients "non-urgents" n'ont pas pu être pris en charge et nombre de blessés ont été déchargés trop rapidement ou sont restés chez eux, craignant pour leur vie.

De nouvelles nécessités médicales et sanitaires ont donc émergé après la guerre, amenant MSF a adapter ses activités pour pallier certains manques spécifiques : soins post-opératoires, kinésithérapie, soins de santé mentale, chirurgie plastique. Si les dégâts matériels consécutifs à la guerre ont été considérables, l'embargo qui pèse depuis 2006 sur la bande de Gaza interdit toute entrée de matériel de reconstruction et limite l'approvisionnement alimentaire et médical. Le délabrement du secteur sanitaire s'en trouve aujourd'hui aggravé.

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