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Afrique du Sud - Migrants et réfugiés en grande précarité

Johannesburg mars 2010  Deux réfugiées zimbabwéennes vivant dans un immeuble abandonné
Johannesburg, mars 2010 - Deux réfugiées zimbabwéennes vivant dans un immeuble abandonné © REUTERS / Finbarr O'Reilly

MSF attire l'attention sur les dangers continuels auxquels sont confrontés les migrants et les réfugiés en Afrique du Sud.

MSF s'inquiète pour la santé et la vie de milliers de migrants et de réfugiés qui arrivent et s'installent en Afrique du Sud. Privés d'accès à des soins médicaux adéquats et à des abris, ils sont également exposés au harcèlement policier, aux attaques xénophobes et aux violences à caractère sexuel.

MSF fournit des soins de santé aux migrants et aux réfugiés dans ses dispensaires de Johannesburg et de la ville frontalière de Musina.

A Musina, à la frontière du Zimbabwe, où MSF mène des programmes médicaux, le nombre d'attaques, de pillages et de viols par des gangs qui sévissent des deux côtés de la frontière n'a cessé d'augmenter depuis le début de l'année. Dans son dispensaire à Musina, MSF a accueilli 103 victimes de violences sexuelles au cours des quatre premiers mois de cette année, dont 71 depuis mars.

Avec une moyenne de 2 300 consultations par mois à Johannesburg, MSF constate la grande précarité des patients vivant dans des endroits surpeuplés et dans des conditions insalubres. Des milliers de personnes vivent dans des bâtiments abandonnés souvent sans électricité, sans eau ou dans des conditions de vie déplorables.

En juin 2009, MSF publiait un rapport tirant la sonnette d'alarme sur l'inquiétante situation sanitaire des personnes qui arrivent et s'installent en marge de la société sud-africaine. Onze mois plus tard, leur situation reste extrêmement précaire et largement ignorée.

« Qu'est-ce qui a changé pour nos patients depuis l'année passée ? Très peu de choses. Ils risquent toujours leur vie quand ils traversent la frontière, un grand nombre d'entre eux sont violés par des gangs, ils doivent ensuite faire face à l'incertitude de leur statut dans le pays. Beaucoup restent vivre à Johannesburg et mettent leur santé en danger », explique Mickael Le Paih, chef de mission de MSF en Afrique du Sud.

Ceux qui traversent la frontière du Zimbabwe vivent aussi sous la menace de violences sexuelles. Sans statut reconnu officiellement, les migrants traversant illégalement la frontière sont exposés à cette violence extrême.

En l'absence d'autorisation pour rester légalement en Afrique du Sud, sans accès aux soins médicaux de base et à des abris, la survie des migrants et des réfugiés en Afrique du Sud reste précaire et incertaine.

 

>> Télécharger le rapport Aucun refuge, accès refusé (en anglais)

 

>> Regarder la vidéo "Situation précaire des migrants en Afrique du Sud"

 

 

 

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