Opération

Guinée-Bissau : prise en charge des enfants affectés par le paludisme

© Ramón Pereiro/MSF

Médecins Sans Frontières offre une prise en charge aux enfants affectées par le paludisme et la malnutrition en Guinée-Bissau. 

Les équipes de Médecins Sans Frontières s’emploient à réduire la mortalité infantile dans la région centrale de Bafatá ainsi que dans la capitale de Bissau, et travaillent dans plusieurs centres de santé.

Grandes tueuses : Le paludisme

Le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde. Elle tue chaque année près de 450 000 personnes (OMS, 2016) et 70 % de ces décès ont lieu dans le groupe le plus vulnérable face à la maladie : les enfants de moins de cinq ans. L’Afrique concentre à elle seule près de 90 % des cas et des décès dans le monde, et le paludisme est la première cause de mortalité des enfants de moins de cinq ans en Guinée-Bissau.

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

Le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde. Elle tue chaque année environ 400 000 personnes (OMS, 2020) et 67 % de ces décès ont lieu dans le groupe le plus vulnérable face à la maladie : les enfants de moins de cinq ans. L’Afrique concentre à elle seule près de 95 % des cas et des décès dans le monde, et le paludisme est la première cause de mortalité des enfants de moins de cinq ans en Guinée-Bissau. 

Notre intervention

Depuis 2014, Médecins Sans Frontières lutte contre la mortalité infantile  en Guinée-Bissau, dans la région centrale de Bafatá ainsi qu'à Bissau. Pour cela, l'association offre une prise en charge aux enfants affectés par le paludisme et la malnutrition et a également ouvert des services néonataux et pédiatriques dans deux hôpitaux du pays.

En 2016, les équipes de Médecins Sans Frontières ont introduit pour la première fois dans le pays la stratégie de chimioprévention du paludisme saisonnier, dont ont pu bénéficier 25 000 enfants à Bafatá. Cette stratégie, introduite pour la première par Médecins Sans Frontières en 2012 au Tchad et au Mali, permet de prévenir jusqu’à 80 % des cas simples de la maladie. 

MSF a ouvert un projet de soins pédiatriques dans le principal hôpital du pays, l'hôpital national Simão Mendes (HNSM) à Bissau. MSF y gère l'unité d'urgence pédiatrique, ainsi que les unités de soins intensifs pédiatriques et néonatals, et une unité d'alimentation thérapeutique pour les patients hospitalisés atteints de malnutrition.

Dans la région centrale de Bafatá, MSF s'efforce de réduire la mortalité infantile en gérant les services néonatals et pédiatriques de l'hôpital régional et en gérant un programme de nutrition pour les enfants de moins de 15 ans. Nos équipes soutiennent également plusieurs centres de santé dans les zones rurales et forment des agents de santé communautaires pour diagnostiquer et traiter la diarrhée, le paludisme et les infections respiratoires aiguës.