Nutritional crisis in southern Ethiopia
© Markus Boening/MSF
Opération

Éthiopie : réponse aux urgences

Médecins Sans Frontières intervient en soutien aux personnes affectées par les conflits, les sécheresses, les inondations et les flambées épidémiques dans sept régions du pays.

Des abris temporaires dans un camp de déplacés à Gedeb, dans la zone de Gedeo, en Ethiopie.
 © Markus Boening/MSF
Des abris temporaires dans un camp de déplacés à Gedeb, dans la zone de Gedeo, en Ethiopie. © Markus Boening/MSF
Carte des activités de MSF en Ethiopie, en 2024.
 © MSF
Carte des activités de MSF en Ethiopie, en 2024. © MSF

Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?

MSF est présente en Ethiopie depuis 2016, d’abord en soutien à la crise nutritionnelle puis à partir de 2018, en réponse au crises multiples dans le pays. En avril 2018, des violences inter-ethniques éclatent dans le sud de l’Ethiopie qui aggravent une situation humanitaire et des conditions d’accès aux sons de la population déjà extrêmement précaires. Au total, en 2024, près de 21 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire à travers le pays. 

Notre intervention

À Gambella, en 2024, nos équipes ont dispensé des soins médicaux essentiels dans un centre de santé du camp de réfugiés de Kule. Ces soins comprenaient des traitements spécialisés contre le paludisme, la malnutrition et les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG), ainsi que des vaccinations, notamment contre le paludisme. 

Dans la région de Somalie, l'équipe d'urgence de MSF est intervenue pour faire face à la malnutrition, aux épidémies et aux déplacements massifs de population. 

Dans la région d’Afar, les équipes de MSF ont mené des actions d’assainissement et d’accès à l’eau en lien avec la lutte contre les recrudescences de choléra. Elles ont également géré un centre nutritionnel thérapeutique et soutenu le service pédiatrique de l’hôpital régional.

Dans les régions du Sud et du Sud-Ouest, MSF a eu recours à des cliniques mobiles afin de prodiguer des soins contre le paludisme, la rougeole et le kala-azar, une maladie parasitaire mortelle lorsqu’elle n’est pas traitée.

Dans la région d'Amhara, nos équipes ont dispensé des soins médicaux d'urgence aux personnes touchées par le conflit en cours et ont continué à se concentrer sur la prévention et le traitement des maladies tropicales négligées (MTN), telles que le kala-azar et les morsures de serpent. 

Dans le Tigré, nos équipes ont mis en place plusieurs services, notamment des soins de santé maternelle et infantile, un programme nutritionnel et des traitements pour les victimes VSBG. De plus, nos équipes mobiles sont intervenues dans des zones reculées et difficiles d'accès et ont pu réparer plus de 600 pompes à eau. Elles ont également participé à la rénovation de plusieurs services de l'hôpital général d'Abiy Adi. 

En Oromia, MSF a apporté son soutien face à une recrudescence des cas de paludisme dans deux hôpitaux et a mis en place des dispensaires mobiles, menant des actions de promotion de la santé ainsi que des activités liées à l'eau et à l'assainissement, notamment la distribution de moustiquaires.

Dans la ville de Korem, MSF a mis en place des dispensaires mobiles et apporté son soutien aux services de santé maternelle et infantile ainsi qu’à celui des urgences de l'hôpital général. 

En 2024, nos équipes ont pu, au total, offrir 313 400 consultations ambulatoires, traiter 104 900 cas de malaria, 3 460 cas de choléra et 370 cas de kala-azar.

Notes