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Morsures de serpent : Comment une urgence de santé publique passe sous le radar

On estime que chaque année, cinq millions de personnes dans le monde sont mordues par des serpents venimeux. Une personne sur dix va mourir ou devra vivre avec des séquelles permanentes. Chaque année dans le monde, les morsures de serpent tuent plus de 100 000 personnes et entraînent invalidité et défiguration chez quelque 400 000 victimes.

La plupart des personnes concernées vivent dans des régions rurales reculées. Sans aucune infrastructure sanitaire à proximité et incapables de payer un traitement coûteux, beaucoup doivent renoncer au traitement ou se tourner vers les guérisseurs traditionnels.

En Afrique subsaharienne, on estime que 30 000 personnes par an meurent de morsures de serpents, tandis qu’environ 8 000 personnes à travers le continent subissent des amputations après avoir été mordues par des serpents venimeux.2 Cependant, ces chiffres sont probablement sous-estimés car rares sont les victimes qui atteignent les centres de santé.

Sur le terrain, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) voient un nombre croissant de victimes de morsures de serpent sur nombre de projets. À Paoua, en République centrafricaine, par exemple, MSF traite 300 à 400 victimes de morsures de serpent par an. A Agok, au Soudan du Sud, MSF a pris en charge plus de 300 personnes l’an dernier, dont une majorité d’enfants. Une récente enquête, menée dans 33 villages autour d’Agok, a montré des taux d’incidence de plus de 1500 morsures de serpent pour 100 000 habitants par an. Plus de la moitié des victimes ont été empoisonnées, et 2 à 4 % d’entre elles sont mortes.

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