Soudan du Sud : survivre à Yida

Pour les dizaines de milliers de personnes réfugiées à Yida l'avenir immédiat est une période à endurer plutôt qu'à espérer. Avec un nombre toujours croissant de réfugiés et un pic de paludisme annoncé à la fin de la saison des pluies les éq
<p>Pour les dizaines de milliers de personnes réfugiées à Yida, l'avenir immédiat est une période à endurer plutôt qu'à espérer. Avec un nombre toujours croissant de réfugiés et un pic de paludisme annoncé à la fin de la saison des pluies, les équipes MSF restent en alerte pour éviter de revenir à une situation aussi catastrophique qu'en juillet-août.</p> ©John Stanmeyer/VII

Vue aérienne du camp de Yida. Situé à une trentaine de kilomètres de la frontière, 60 000 soudanais des Monts Nouba, dans l'état du Sud Kordofan, y ont trouvé refuge. Au mois d'août, les taux de mortalité infantile étaient largement supérieurs au seuil d'urgence : cinq enfants de moins de cinq ans mouraient chaque jour en moyenne à Yida.

 

 

A Yida, des milliers de réfugiés ont besoin d'assistance médicale, comme ces mères qui viennent au centre nutritionnel thérapeutique mis en place par MSF pour soigner leurs enfants souffrant de malnutrition.

 

Les enfants jouent dans les eaux boueuses du camp. La saison des pluies rend très difficile l'accès au camp pour les nouveaux arrivants comme pour l'approvisionnement. Avec un nombre de latrines largement insuffisant, le manque de réseau d'assainissement correct et une quantité d'eau potable limitée, les conditions sont réunies pour favoriser la propogation de maladies mortelles.

Des femmes remplissent leur jerricans au point d'eau mis en place par MSF à Yida, ce qui contribue à résoudre, au moins pour le moment, l'un des plus épineux défis auxquels les acteurs de l'aide font face à Yida : fournir de l'eau potable à une population particulièrement vulnérable.

Cet enfant est mesuré et pesé pour déterminer s'il souffre de malnutrition, une maladie particulièrement répandue chez les nouveaux arrivants à Yida.

Cet enfant de deux ans souffre de malnutrition aiguë sévère suite à une grave diarrhée. Il est nourri à la sonde par sa maman à l'hôpital MSF de Yida. MSF a quadruplé le nombre de lits d'hospitalisation et doublé son personnel pour pouvoir soigner le nombre croissant de patients admis dans un état de santé très critique.

Malheureusement, certains n'accèdent pas au traitement dont ils ont besoin en temps et en heure. Ici, les proches de Hassan - un garçon de 13 ans mort d'un paludisme sévère - portent son corps au cimetière de Yida qui s'agrandit de jour en jour. A cause des conditions de vie et de la saison des pluies, le nombre de cas de paludisme augemente rapidement.

Pour les dizaines de milliers de personnes réfugiées à Yida, l'avenir immédiat est une période à endurer plutôt qu'à espérer. Avec un nombre toujours croissant de réfugiés et un pic de paludisme annoncé à la fin de la saison des pluies, les équipes MSF restent en alerte pour éviter de revenir à une situation aussi catastrophique qu'en juillet-août.

Aujourd'hui, les femmes de Yida continuent de se battre, malgré les conditions de vie, malgré leur propre fatigue et leur santé affaiblie, pour assurer le quotidien et se prémunir contre la maladie et la misère qui s'enracinent dans le camp tout autour d'elles.

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Vue aérienne du camp de Yida. Situé à une trentaine de kilomètres de la frontière, 60 000 soudanais des Monts Nouba, dans l'état du Sud Kordofan, y ont trouvé refuge. Au mois d'août, les taux de mortalité infantile étaient largement supérieurs au seuil d'urgence : cinq enfants de moins de cinq ans mouraient chaque jour en moyenne à Yida.

 

 

A Yida, des milliers de réfugiés ont besoin d'assistance médicale, comme ces mères qui viennent au centre nutritionnel thérapeutique mis en place par MSF pour soigner leurs enfants souffrant de malnutrition.

 

Les enfants jouent dans les eaux boueuses du camp. La saison des pluies rend très difficile l'accès au camp pour les nouveaux arrivants comme pour l'approvisionnement. Avec un nombre de latrines largement insuffisant, le manque de réseau d'assainissement correct et une quantité d'eau potable limitée, les conditions sont réunies pour favoriser la propogation de maladies mortelles.

Des femmes remplissent leur jerricans au point d'eau mis en place par MSF à Yida, ce qui contribue à résoudre, au moins pour le moment, l'un des plus épineux défis auxquels les acteurs de l'aide font face à Yida : fournir de l'eau potable à une population particulièrement vulnérable.

Cet enfant est mesuré et pesé pour déterminer s'il souffre de malnutrition, une maladie particulièrement répandue chez les nouveaux arrivants à Yida.

Cet enfant de deux ans souffre de malnutrition aiguë sévère suite à une grave diarrhée. Il est nourri à la sonde par sa maman à l'hôpital MSF de Yida. MSF a quadruplé le nombre de lits d'hospitalisation et doublé son personnel pour pouvoir soigner le nombre croissant de patients admis dans un état de santé très critique.

Malheureusement, certains n'accèdent pas au traitement dont ils ont besoin en temps et en heure. Ici, les proches de Hassan - un garçon de 13 ans mort d'un paludisme sévère - portent son corps au cimetière de Yida qui s'agrandit de jour en jour. A cause des conditions de vie et de la saison des pluies, le nombre de cas de paludisme augemente rapidement.

Pour les dizaines de milliers de personnes réfugiées à Yida, l'avenir immédiat est une période à endurer plutôt qu'à espérer. Avec un nombre toujours croissant de réfugiés et un pic de paludisme annoncé à la fin de la saison des pluies, les équipes MSF restent en alerte pour éviter de revenir à une situation aussi catastrophique qu'en juillet-août.

Aujourd'hui, les femmes de Yida continuent de se battre, malgré les conditions de vie, malgré leur propre fatigue et leur santé affaiblie, pour assurer le quotidien et se prémunir contre la maladie et la misère qui s'enracinent dans le camp tout autour d'elles.

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