Pakistan : MSF prend en charge 110 blessés suite à une série d'attentats

Les civils deviennent les principales victimes de la violence
Les civils deviennent les principales victimes de la violence ©Sam Phelps

En moins de quatre jours, les équipes de Médecins Sans Frontières en collaboration avec le personnel du ministère de la Santé, ont pris en charge plus de 110 victimes d’attentats, au sein des structures de soins MSF situées dans les districts de Hangu et du Lower Dir, et dans l’Agence de Kurram. Malgré ce niveau de violence sans précédent dans ce contexte électoral, MSF est parvenue à maintenir ses activités médicales.

Le Pakistan traverse aujourd’hui une phase d’escalade de la violence liée à la tenue ce samedi des élections générales et provinciales qui marqueront la première transition démocratique du pouvoir dans ce pays.

Cette escalade de la violence provoque des destructions massives dans un laps de temps très court. Elle exacerbe une situation déjà très difficile pour la population pakistanaise qui fait les frais d’actes de violences à tous les niveaux, déclare Jean-Guy Vataux, porte-parole de Médecins Sans Frontières au Pakistan.

Le niveau moyen de violence est resté très haut ces derniers mois. Selon les rapports cités par les médias, la plupart des victimes d’affrontements et d’attentats sont des combattants. Mais au cours de ces dernières semaines, les civils en sont devenus les principales victimes.


MSF intervient au Pakistan depuis 1986 auprès des communautés pakistanaises et des réfugiés afghans. Les équipes MSF apportent des soins de santé primaires et secondaires dans plusieurs régions du pays, où les populations sont affectées par les conflits armés, les catastrophes naturelles, ou le manque d’accès aux soins.

Actuellement, MSF travaille dans l’Agence de Kurram, dans l’agence de Bajaur, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, du Baloutchistan et du Sindh.

L’ensemble des programmes de MSF au Pakistan est exclusivement financé par les dons de particuliers à travers le monde. Aucun financement n’est accepté de la part de gouvernement, de bailleurs de fonds, de groupes politiques ou armés.

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