URGENCE GAZA

Gaza : devant le Conseil de sécurité de l'ONU, MSF dénonce
le mépris de la vie des civils et appelle à un cessez-le-feu immédiat

Lire l'article

Fonds d'urgence

Chapo

Grâce à vous, nos équipes interviennent en urgence auprès des populations qui en ont le plus besoin, partout où nous agissons.

je donne au fonds d'urgence MSF 

Ethiopie - Malnutrition : une situation très contrastée

Dans les programmes MSF des régions SNPP Oromo et Afar plus de 70 000 personnes ont reçu un traitement nutritionnel thérapeutique ou des rations alimentaires.
Dans les programmes MSF des régions SNPP, Oromo et Afar, plus de 70 000 personnes ont reçu un traitement nutritionnel thérapeutique ou des rations alimentaires. © Juan Carlos Tomasi / MSF

Le nombre de nouveaux cas de malnutrition baisse fortement dans les zones où MSF a ouvert des centres nutritionnels depuis plusieurs mois. Mais les équipes découvrent toujours des situations d’urgence dans d’autres districts des régions SNPP et Oromo, au sud de l’Ethiopie. Et d’un endroit à l’autre, la situation est très différente.

Plus de 70 000 personnes ont déjà reçu un traitement nutritionnel thérapeutique ou des rations alimentaires dans les programmes MSF dans les régions SNPP (Région des nations, nationalités et peuples du Sud), Oromo et Afar en Ethiopie.

« Le sentiment général est que le pire est passé. Nous prévoyons même de passer le relais de nos programmes au ministère de la Santé vers la mi-novembre. Mais nous devons rester vigilants. Nous continuons d'explorer de nouvelles zones et nous intervenons là où c'est nécessaire » explique Sarah Temmerman, médecin et coordinatrice médicale de MSF pour l'urgence nutritionnelle.

« Vous pouvez trouver des endroits où des enfants meurent de malnutrition, où il y a une véritable crise, alors que la zone voisine est épargnée. Parfois, ce sont les autorités qui demandent notre aide. C'est aussi en analysant l'origine de nos patients que nous découvrons de nouveaux foyers de malnutrition. En fait, la situation varie beaucoup d'un endroit à l'autre. Je n'ai jamais vu une situation aussi "localisée". »

Intervention d'urgence

Les premiers centres nutritionnels MSF ont été mis en place en urgence mi-mai. Rapidement, l'intervention a pris une grande ampleur, près d'une dizaine de centres d'hospitalisations et plus d'une soixantaine de centres nutritionnels ambulatoires ont été ouverts en cinq mois dans les régions SNPP, Oromo et Afar. Au début, les équipes ont pris en charge uniquement les patients sévèrement malnutris, en majorité des enfants.

 

 

 

Août 2008, district de Siraro dans la région Oromo. Dans la file d'attente, les habitants du village patientent avant leur consultation avec une équipe MSF.

© Alice Davies/MSF

 

 

Distributions

Depuis mi-juillet, les équipes MSF distribuent également des rations alimentaires pour les personnes modérément malnutries et leurs familles. Environ 31000 patients sévèrement malnutris et 48 500 modérément malnutris ont été pris en charge. De plus, des rations de nourriture ont été distribuées, en juillet, à 12 500 personnes à risque dans un district de la région Oromo.

Evaluations

Tout en soignant les enfants malnutris dans les zones déjà identifiées, les équipes ont poursuivi les évaluations dans différentes régions de l'Ethiopie, dont la région Somali ou le Tigré, et dans de nouvelles zones des régions SNPP et Oromo.
Un dépistage rapide sur un certain nombre d'enfants ainsi qu'une évaluation de la capacité locale de soins médico-nutritionnels ont permis de conclure dans plusieurs endroits que la situation était stable.

Dans d'autres, MSF a débuté de nouveaux programmes, comme à Gedeo, dans la région SNPP ou encore à Dodola, dans le sud de la région d'Oromiya.

Zones isolées

Une partie des équipes travaillent dans des zones très isolées, difficiles d'accès. C'est le cas à Dodola. « Pour nous rendre dans les deux endroits les plus éloignés, Morke et Gefersa Kara, le trajet dure trois heures à dos de cheval ou d'âne. » décrit Sarah Temmerman, « Cela nous fait parfois des convois d'une vingtaine de chevaux et d'ânes qui transportent personnel, médicaments, matériel, caisses de nourriture thérapeutique et sacs d'aide alimentaire!».

De nombreux enfants sévèrement malnutris ont été admis durant les premiers jours d'ouverture de ces nouveaux programmes, près de deux cents à Dodola et plusieurs centaines à Gedeo.

À lire aussi