Cambodge : l’hépatite C prise en charge gratuitement

En septembre 2016 MSF a ouvert un programme dédié aux patients atteints d’hépatite C à Phnom Penh dans les locaux de l’hôpital Preah Kossamak. Pour la première fois un projet permet aux personnes les plus vulnérables d’être dépistées et d
<p>En septembre 2016, MSF a ouvert un programme dédié aux patients atteints d’hépatite C à Phnom Penh, dans les locaux de l’hôpital Preah Kossamak. Pour la première fois, un projet permet aux personnes les plus vulnérables d’être dépistées et d’obtenir des soins gratuits contre cette maladie.</p> ©Dean Irvine / MSF

En septembre 2016, MSF a ouvert un programme dédié aux patients atteints d’hépatite C à Phnom Penh, dans les locaux de l’hôpital Preah Kossamak. Pour la première fois, un projet permet aux personnes les plus vulnérables d’être dépistées et d’obtenir des soins gratuits contre cette maladie.

La prévalence exacte de l’hépatite C au Cambodge reste inconnue. Elle toucherait entre 2 et 5 % de la population. Selon l’OMS, entre 130 et 150 millions de personnes dans le monde souffrent d’une infection chronique de l’hépatite C, et 700 000 meurent chaque année des suites de maladies hépatiques liées à l’hépatite C.

Le programme de MSF de lutte contre l’hépatite C, en collaboration avec le ministère de la Santé,  vise à introduire un traitement du virus en recourant aux médicaments les plus efficaces et à des tests rapides afin d’établir un diagnostic. En outre, les équipes vont concevoir un modèle de soins simplifié pouvant être décentralisé et étendu à d’autres régions.

La Campagne d’accès aux médicaments essentiels de MSF travaille également aux niveaux local et international afin de dépasser les obstacles financiers rencontrés par les programmes nationaux, tels que le prix des traitements et le coût des diagnostics.

L’équipe MSF occupe actuellement un petit espace au sous-sol du service d’hépatologie de l’hôpital, où elle reçoit environ cent personnes chaque jour.

Actuellement, le projet compte 3 200 patients sur liste d’attente pour un diagnostic, alors qu’à la fin du mois de décembre, seuls 307 patients étaient sous traitement et 183 sur liste d’attente.

Avant l’ouverture du programme de MSF, le manque de personnel, ainsi que l’incapacité d’établir des diagnostics rapides dans le pays ont entraîné une accumulation de patients.

« Il s’agit des premiers soins gratuits contre l’hépatite C dans le pays, donc il est très intéressant de voir le nombre de patients qui nous rendent visite et de savoir d’où ils viennent, indique Mickaël Le Paih, chef de mission. 44% d’entre eux viennent de loin. Certains ont conscience de leur état, mais la plupart n’ont pas connaissance de cette maladie mortelle. »

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En septembre 2016, MSF a ouvert un programme dédié aux patients atteints d’hépatite C à Phnom Penh, dans les locaux de l’hôpital Preah Kossamak. Pour la première fois, un projet permet aux personnes les plus vulnérables d’être dépistées et d’obtenir des soins gratuits contre cette maladie.

La prévalence exacte de l’hépatite C au Cambodge reste inconnue. Elle toucherait entre 2 et 5 % de la population. Selon l’OMS, entre 130 et 150 millions de personnes dans le monde souffrent d’une infection chronique de l’hépatite C, et 700 000 meurent chaque année des suites de maladies hépatiques liées à l’hépatite C.

Le programme de MSF de lutte contre l’hépatite C, en collaboration avec le ministère de la Santé,  vise à introduire un traitement du virus en recourant aux médicaments les plus efficaces et à des tests rapides afin d’établir un diagnostic. En outre, les équipes vont concevoir un modèle de soins simplifié pouvant être décentralisé et étendu à d’autres régions.

La Campagne d’accès aux médicaments essentiels de MSF travaille également aux niveaux local et international afin de dépasser les obstacles financiers rencontrés par les programmes nationaux, tels que le prix des traitements et le coût des diagnostics.

L’équipe MSF occupe actuellement un petit espace au sous-sol du service d’hépatologie de l’hôpital, où elle reçoit environ cent personnes chaque jour.

Actuellement, le projet compte 3 200 patients sur liste d’attente pour un diagnostic, alors qu’à la fin du mois de décembre, seuls 307 patients étaient sous traitement et 183 sur liste d’attente.

Avant l’ouverture du programme de MSF, le manque de personnel, ainsi que l’incapacité d’établir des diagnostics rapides dans le pays ont entraîné une accumulation de patients.

« Il s’agit des premiers soins gratuits contre l’hépatite C dans le pays, donc il est très intéressant de voir le nombre de patients qui nous rendent visite et de savoir d’où ils viennent, indique Mickaël Le Paih, chef de mission. 44% d’entre eux viennent de loin. Certains ont conscience de leur état, mais la plupart n’ont pas connaissance de cette maladie mortelle. »

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