Fonds d’urgence COVID-19

Donnez à nos équipes les moyens de faire face à l’épidémie et à ses conséquences sur nos terrains d’intervention.

Je donne

Agir à tout prix ? Négociations humanitaires : l'expérience de Médecins Sans Frontières

Pour consulter le livre en ligne, rendez vous sur le site du Crash (Centre de réflexion sur l'action et les savoirs humanitaires)

A l’occasion de son quarantième anniversaire, MSF dévoile son expérience des négociations humanitaires. Retraçant l’évolution de ses ambitions, des obstacles auxquels elle s’est heurtée et des manoeuvres politiques ayant permis (ou non) de les surmonter, ce livre entend contribuer au débat sur les pratiques et les objectifs de l’action humanitaire contemporaine.

Contestant l’idée d’un rétrécissement de l’espace humanitaire, ce livre montre que la liberté d’action des ONG est le produit d’un compromis entre leurs intérêts et ceux des pouvoirs. Dans ces transactions, les objectifs des humanitaires peuvent s’infléchir jusqu’à en devenir méconnaissables. D’où la question qui occupe cet ouvrage : qu’est-ce qu’un compromis acceptable ?

Assassinats, enlèvements, expulsions, restrictions voire interdictions de mouvement, silence imposé : voilà quelques-uns des obstacles que rencontrent les ONG qui tentent de venir au secours de populations affectées par la guerre, les épidémies ou les catastrophes naturelles.

Ces événements sont-ils en augmentation, traduisant un rétrécissement de « l’espace humanitaire » ? C’est ce qu’affirment de nombreux acteurs de l’aide depuis le début des années 2000. La confusion entre militaires et humanitaires, accentuée par le regain d’interventionnisme occidental post-11 septembre, s’accompagnerait d’une réaffirmation de souveraineté des Etats postcoloniaux et d’un discrédit des organismes d’aide.

Dans le livre Agir à tout prix ?, Médecins Sans Frontières propose une autre lecture des difficultés rencontrées par les acteurs humanitaires : contrairement au discours victimaire déplorant un « rétrécissement de l’espace », exonérant ainsi les acteurs de secours de toute responsabilité dans la conquête et la défense de leur espace de travail, cet ouvrage démontre qu’il n’y a pas de périmètre d’action légitime de l’action humanitaire, valable en tous temps et en tous lieux, dont la reconnaissance irait de soi une fois le brouillard de la confusion militaro-humanitaire dissipé et les humanitaires protégés de toute contamination politique. Il existe en revanche un espace de négociations, de rapports de forces et d’intérêts entre acteurs de l’aide et autorités.

>> Acheter ce livre sur le site des Editions La Découverte

À lire aussi